jeudi 31 mars 2011

N°5 de Sollers & Angot



Snobisme n° 5 : Angot et Sollers et vice versa
Il faut toujours avoir son petit quelque chose à dire sur les nouveaux romans de Christine Angot et de Philippe Sollers. Comme ils reviennent souvent, ça veut dire qu'il faut régulièrement recommencer. Avec Sollers, c'est ultrasimple : il est toujours d'un goût exquis d'en dire du bien. Mais Angot... Faut-il continuer à en dire du mal ? Où en est la tendance exactement ? Avouez que c'est un métier difficile... surtout qu'au fond on sait bien que le critique littéraire préférera toujours relire Guerre et Paix.
 
Nelly K.

dimanche 27 mars 2011

Umberto Eco fume



Si Darwin a raison, des animaux qui se nourrissent de plastique et de déchets irradiés ne devraient pas tarder à apparaître. Ce seront peut-être d'abord des virus, puis des bactéries qui évolueront rapidement pour devenir des monstres bien massifs.
Quel monde ce sera !


dimanche 20 mars 2011

Sollers : Scoubidou ou Gros orteil de Houellebecq


Scoubidou - Mandarin - Bookmaker - Parrain - Pape - Monsieur Loyal du cirque littéraire - Frigoli - Roger Lanzac - Zorro - Fantômas - Nosferatu - Dracula - Mabuse - Mickaël Jackson des intellos - Incomparable esthète - Haïssable misogyne - Paradoxal sans objet - Fou du roi sans souverain - Agent quadruple - Méduse amorphe - Taupe entre deux âges - Girouette permanente - Désinvolte - Peu crédible - Sponsor de BHL - Gros orteil de Joyce - Sacha Distel de Modiano - Orl de la littérature - Semi remorque de la théorie - Hâbleur - Lapin agile - Polisson à sarbacane - Ludion du bocal - Arbitre des élégances - Maître de ballet - Pile mazda - Infatiguable jouvenceau - Danseur du système - Poujadiste à l'envers - Wagnérien comme Rebatet - Auteur de livres en série qui ne sont plus des livres - De plus en plus médiocre à l'écrit - Editorialiste labélisé - Conseiller régnant - Les Sollers n'ont jamais senti sur eux le mufle de la bête, l'haleine lourde et brûlante de l'animal collectif - Danseur de cotillon - faiseur de pointes - Combattant Majeur ...


 

jeudi 17 mars 2011

Kadhafi fume


 Oui, le Japon s'embourgeoise ; et il a tort, car l'habit noir sied mal aux petits Japonais en pain d'épice. Mais, si le Japon perd son originalité, si ses habitants deviennent des Orientaux des Batignolles, avec tramways, ulsters et gibus, leurs voisins du moins, les Chinois, nous restent, inassiégeables dans leur immobilité, revenus du progrès depuis que leurs ancêtres, contemporains d'Abraham, ont découvert la boussole, l'imprimerie, le phonographe, la vapeur, peut-être, et, dit-on, la véranda. Ils détruisent les chemins de fer en construction, et, rebelles à nos mœurs, à nos lois, à nos usages, méprisant notre activité, nos productions et nos personnes, ils continuent et continueront jusqu'à la fin des siècles à vivre comme ont vécu leurs aïeux, et à fabriquer ces merveilleuses potiches, les plus belles qui soient.


mardi 15 mars 2011

Que faire des Sollers congelés ?



Me revoici dans ma véranda à Florence… Encore une semaine… Restons tendus… Ma petite voisine, de l’autre côté de la rue, est toujours collée à son livre… Tiens, mais voici un autre spectacle… Un couple pédé… Un grand poilu-moustachu… Un jeune efféminé… Américains… Ils font l’amour sur le lit dans la chambre à côté de celle de la lectrice… Très traditionnels… Hétéros en plein… Monsieur sur Madame, les jambes en l’air, caressant les fesses à poils de Monsieur… C’est mou, lent, insistant ; c’est touchant… Le quiproquo organique… Les homos ne peuvent pas savoir ce qu’est un cul… Les délices d’un cul… Puisqu’il n’y a pour eux qu’un vagin de cul… Quelle tristesse ! Quel rétrécissement des contours !… Quel tunnel d’équivoque ! Quel faux rebond ! … Je les croise plus tard dans la rue, sages, irréprochables, très jeunes mariés… Catalogues, musées…Splendeurs italiennes…
Je me demande quand même ce qui m’attend à Paris… Comment Deb a pris la tournée de Flora… Qui n’en est sûrement pas restée là, d’ailleurs… Visites… Bla-bla… Bombardements des aéroports… Tronçonnage des routes… Explosion des dépôts de munitions… Destruction des ponts… Soulèvement militant… Je risque de retrouver mon paysage en poudre… Pour Deb, je suis à peu près tranquille… Réaction d’analyse… Concrète… Elle montera ses prix…

Je relève la tête … Mes deux gentils pédés sont de nouveau dans leur chambre à coïter conjugalement… Avec une obstination sépulcrale… Ils pétrifient un peu l’atmosphère… La Bible est sévère avec eux… À l’époque, les prostitués mâles, sacrés, pullulaient près du temple… En Babylonie… En Syrie… Ils s’introduisaient en Israël en même temps que l’idolâtrie… Toujours l’Ashérah, le pieu, et ses conséquences… Des « chiens », dit le texte hébreu… En l’occurrence, ce sont plutôt des toutous somnambuliques… Cintrés…

Encore quelques jours seul… De plus en plus seul…Pourquoi ne pas rentrer dans un couvent des environs ? … Sans blague ?… Disparaître là… Que c’est tentant !… Du papier… De l’encre… Whisky caché… Et puis quoi ? De quoi d’autre aurait besoin une forme déjà en cendres, un squelette en sursis ? Être en vie ? Pourquoi ? À quoi bon ? Comment ? Se sentir en vie, vous voulez dire ? Avec ces fleurs, là, devant moi ? Devant mes yeux ? Mais les yeux qui sont pour le moment mes yeux viennent de plus loin que les fleurs qui sont là devant des yeux…Être enfermé là-dedans ! … Qui me délivrera de ce corps de mort ?… Cellules tirées vers moi, contre moi… Comment rejoindre ce que je sens plus loin que ce moi qui ne sent que ce que je sens ? … Voile…Puchritudo saeculorum, comme dit Augustin… « La beauté des siècles »… Mon œil…Je suis seul, mais voulu par dieu, une pensée de dieu, une portion, une parcelle éternelle de la louange qui lui est adressée… La voix de ces êtres parlants, c’est leur évidence même… Le verbe… Oui, c’est ensemble et éternellement que tout est dit… Tu ne fais pas autrement qu’en disant… Le souffle, l’esprit, planant au-dessus, pesanteur inversée, lancée…Quand notre âme aura traversé les eaux qui sont sans substance… À qui le dire ? …Comment le dire ?…Porte ton poids d’évanouissement !… Dix, et salvavi animam meam !

Nous sommes à l’ère de la publicité et de la mystique…La publicité ravage l’ensemble de la représentation… Achève la comédie… Ramène la désinvolture XVIIIe. La lucidité, aujourd’hui, est là… Cyd… Musique, ironie… Ce qui plait à Mme Duchnock règne enfin sur le monde… On ne va pas plus loin que Mme Duchnock… Pas de profondeur… Surface en surfaces… Flash… Achetez… C’est mieux… Lessive… Parfum… Comment on fabrique la vox populi… Désir des masses… Marketing… Science des glandulations… Science très subtile, je ne plaisante pas… Les plus hautes qualités d’appréciation et d’intuition sont requises… Persuader en douceur… Être plébiscité… Adopté… Vous n’y êtes pour rien…Ce sont eux qui décident…

Et puis le feu, la flamme invisible, derrière… Irreprésentable… La voix qui vient du feu…

Je peux aussi bien me dire : ouf ! encore un jour sans femmes… Il sera toujours temps d’y retomber… Bientôt… La chair est faible, hélas… Heureusement qu’il y a un livre qui résiste à toutes les lectures… Ouf, encore un jour sans Flora, en tout cas !… Pas de téléphone, pas de pression, pas de parasitage, pas de bavardage, pas d’allusions empoisonnées, pas de séduction forcée, pas de « grande séance »… Ta queue, chéri ! Je veux voir le sperme sortir ! Houie ! Sur les seins !… Sur les yeux !… Partout !… L’avaler !… Miam !… Prends-moi !…Encore!… Je t’adore !…Je t’aime !…Suce-moi !…Caresse-moi !… Enfonce-moi !…Et les pleurs de joie, quand ça jouit, pauvre silhouette coincée dans le spasme…Ah, humanité ! Humanité !… Flot du temps…

Soleil couchant sur Florence ; soleil rouge sur la mince frise des séraphins des Pazzi



mercredi 9 mars 2011

Mercredi des Cendres : Sollers ne fume (toujours) pas



Merde ! Merde ! et contre-merde ! à la fin ! ... Je m'en fous de ta véranda ! ... Tu peux en faire des cropinettes ! ...Les événements me libèrent... Me comprends-tu ?... Dis ma buse ?... Ni amertume ! Ni rancune ! Ni dettes ! Ni protêts ! ...Je m'en fous ! Tu m'entends bien ? Je chie sur le tout ! Oui !...


mardi 8 mars 2011

Jamais les femmes « du peuple » n'ont autant lu Sollers




Combien de femmes esseulées attendent, languissantes, dans les pleurs, et ont recours à la lecture ! Jamais les femmes « du peuple » n'ont autant lu qu'aujourd'hui. Elles dévorent tout ce qui leur tombe sous la main, tout ce qui est susceptible de les distraire du temps actuel : elles lisent surtout des romans de Philippe Sollers et des pièces de théâtre, des histoires de cœur, des histoires fantastiques et des romans policiers... Elles évitent autant que possible de lire les nouvelles du front, se bornant à demander à leurs hommes : « Ça va avec la guerre ? » À  quoi ils répondent : « Pas mal ! pas mal ! » en hochant la tête d'une manière caractéristique. À la gare du Nord et à la gare de l'Est les trains amènent et emportent les soldats en permission. Beaucoup sont attendus ou raccompagnés par des femmes : mères, épouses, sueurs. Les hommes sans foyer flânent dans la gare, solitaires et embarrassés; dès qu'ils descendent les escaliers pour aller dans la rue, ils sont abordés par les prostituées, fidèles à leur poste...

Urbain Gohier réclame des mesures décisives contre ces « empoisonneuses de la santé physique et morale ». Il en réclame de plus impitoyables encore contre les apaches. Pendant la première année de la guerre, ceux-ci avaient presque complètement disparu ; la criminalité avait brusquement décliné et les troubadours de presse se mirent à parler de l'influence régénératrice de la guerre.

lundi 7 mars 2011

Valeria Bruni Tedeschi Fume


- Je vous supplie de ne me le point demander, répondit-elle ; je suis résolue de ne vous le pas dire, et je crois que la prudence ne veut pas que je vous le nomme.
- Ne craignez point, Madame, reprit monsieur de Clèves, je connais trop le monde pour ignorer que la considération d'un mari n'empêche pas que l'on ne soit amoureux de sa femme. On doit haïr ceux qui le sont, et non pas s'en plaindre ; et encore une fois, Madame, je vous conjure de m'apprendre ce que j'ai envie de savoir.
- Vous m'en presseriez inutilement, répliqua-t-elle ; j'ai de la force pour taire ce que je crois ne pas devoir dire. L'aveu que je vous ai fait n'a pas été par faiblesse, et il faut plus de courage pour avouer cette vérité que pour entreprendre de la cacher.
Monsieur de Nemours ne perdait pas une parole de cette conversation ; et ce que venait de dire madame de Clèves ne lui donnait guère moins de jalousie qu'à son mari. Il était si éperdument amoureux d'elle, qu'il croyait que tout le monde avait les mêmes sentiments. Il était véritable aussi qu'il avait plusieurs rivaux ; mais il s'en imaginait encore davantage, et son esprit s'égarait à chercher celui dont madame de Clèves voulait parler. Il avait cru bien des fois qu'il ne lui était pas désagréable, et il avait fait ce jugement sur des choses qui lui parurent si légères dans ce moment, qu'il ne put s'imaginer qu'il eût donné une passion qui devait être bien violente pour avoir recours à un remède si extraordinaire. Il était si transporté qu'il ne savait quasi ce qu'il voyait, et il ne pouvait pardonner à monsieur de Clèves de ne pas assez presser sa femme de lui dire ce nom qu'elle lui cachait.
Monsieur de Clèves faisait néanmoins tous ses efforts pour le savoir ; et, après qu'il l'en eut pressée inutilement :
- Il me semble, répondit-elle, que vous devez être content de ma sincérité ; ne m'en demandez pas davantage, et ne me donnez point lieu de me repentir de ce que je viens de faire. Contentez-vous de l'assurance que je vous donne encore, qu'aucune de mes actions n'a fait paraître mes sentiments, et que l'on ne m'a jamais rien dit dont j'aie pu m'offenser.
- Ah ! Madame, reprit tout d'un coup monsieur de Clèves, je ne vous saurais croire. Je me souviens de l'embarras où vous fûtes le jour que votre portrait se perdit. Vous avez donné, Madame, vous avez donné ce portrait qui m'était si cher et qui m'appartenait si légitimement. Vous n'avez pu cacher vos sentiments ; vous aimez, on le sait ; votre vertu vous a jusqu'ici garantie du reste. 


mercredi 2 mars 2011

Serge Gainsbourg fume



Un artiste nantais a dévoilé mercredi un portrait de Serge Gainsbourg réalisé avec plus de 20.000 filtres de cigarettes, pour le vingtième anniversaire de la mort du chanteur gros fumeur, décédé le 2 mars 1991.

« J'ai commencé à mettre mes filtres de côté par souci écologique. Je me suis ensuite demandé ce que je pouvais en faire et tout d'un coup je me suis dit: mais bien sûr, Gainsbourg ! », a indiqué à l'AFP l'auteur, Jinks Kunst, connu dans la région nantaise pour ses pochoirs.

jeudi 24 février 2011

Sollers fume oralement et buccalement : il est vacciné

Véranda, 14 février 2007.

D’après des études statistiques, il se pourrait que la pratique du sexe oral soit potentiellement plus cancérigène que la cigarette ou la boisson. A l’origine de cette étude, l’augmentation du nombre de cancer de la gorge chez des hommes jeunes. 

Une nouvelle qui fait parler d’elle. D’après l’étude menée par le docteur Maura Gillison, chercheuse spécialisée sur le cancer à l’université d’État de l’Ohio, la pratique du sexe buccal serait potentiellement plus cancérigène que fumer ou boire de l’alcool. Selon les résultats de l’étude statistique, les personnes ayant pratiqué fellations ou un cunnilingus à six (6) partenaires ou plus auraient 8,6 fois plus de chances de développer un cancer de la bouche ou de la gorge.

Les fumeurs, eux, auraient «seulement» trois (3) fois plus de chances d’avoir ce type de cancer comparé à des non-fumeurs, et les personnes buvant de l’alcool deux (2) fois plus à côté de ceux qui n’en consomment pas. « Ce qui est le plus fortement lié aux infections buccales […] est le nombre de partenaires que quelqu’un a eu dans sa vie, en particulier le nombre d’individus à qui ils ont pratiqué une forme de sexe oral, explique Maura Gillison au "Telegraph". Plus vous avez de partenaires, plus vous avez de chances d’avoir une infection orale.»


mercredi 23 février 2011

Sollers réifié affichant la preuve de son intimité avec la marchandise Aubry



L'image imposée du bien, dans son spectacle, recueille la totalité de ce qui existe officiellement, et se concentre normalement sur un seul homme, qui est le garant de sa cohésion totalitaire. À cette vedette absolue, chacun doit s'identifier magiquement ou disparaître. Car il s'agit du maître de sa non-consommation, et de l'image héroïque d'un sens acceptable pour l'exploitation absolue qu'est en fait l'accumulation primitive accélérée par la terreur. Si chaque Chinois doit apprendre Mao Sollers, et ainsi être Sollers Mao, c'est qu'il n'a rien d'autre à être. Là où domine le spectaculaire concentré domine aussi la police.

dimanche 20 février 2011

Ce matin, Sollers, étant la plus grande mémoire du XXe siècle, fume



Sollers disait, à propos de sottises ministérielles et ridicules : « Sans le gouvernement, on ne rirait plus en France.»


vendredi 18 février 2011

Ce soir, Sollers " Le nombriliste jusqu'à la scoliose" fume


Un homme disait à M. de Sollers qu'il abusait du travail et du café J&B, et qu'il se tuait à fumer. « Je suis né tué », répondit-il.



dimanche 13 février 2011

Rayhana fume



Rayhana, auteur et comédienne, en sait quelque chose. C'était en février dernier. A la Maison des Métallos à Paris, elle jouait sa pièce « A mon âge je me cache encore pour fumer », une tranche de vie féminine dans un hammam de l'Algérie des années noires. Un soir où elle sortait de chez elle pour se rendre au théâtre, des hommes l'ont insultée et aspergée d'essence. « Ils m'ont crié : on sait d'où tu viens ! », raconte Rayhana. D'années de théâtre, de militantisme et de féminisme en Algérie, où elle a grandi artistiquement sous l'aile du grand Kateb Yacine. 
Ce soir-là, il pleuvait, et heureusement la flamboyante chevelure de Rayhana n'a pas pris feu. Les représentations se sont poursuivies, avec Rayhana dans le rôle de cette jeune fille devenue enceinte hors mariage qui se réfugie au hammam pour fuir la colère meurtrière des hommes. Or arrive en ce lieu une femme portant le tchador... Mais, « entrouvrant la porte d'un espoir », soupire Rayhana, cette femme finira par se rallier à la cause commune des femmes contre l'intégrisme fanatique et le machisme armé qui tonnent à la porte. Naturellement, dans l'intimité du hammam, ça papote, ça se dispute, parfois dans un langage très cru :
« Même dans les pires moments, la vie continue, et ça rigole encore. Entre femmes, on se traite de « putes », de « salopes », pour nous moquer de ces mots que nous renvoient certains hommes.»

Dimanche 13 février à 22:20 - France Ô

" À mon âge, je me cache encore pour fumer"

Pièce de théâtre.
Durée : 120 mn.
Auteur : Rayhana
Metteur en scène : Fabian Chappuis
Avec : Marie Augereau , Linda Chaïb , Catherine Giron , Taïdir Ouazine , Rebecca Finet , Tassadit Mandi , Elisabeth Ventura , Pascal Brunet Sancho.


vendredi 11 février 2011

Journée Populaire du Goût avec Sartre





PROGRAMME DU SAMEDI 12 FÉVRIER 2011


14h00 à 15h00 : Evelyne Bloch Dano: Histoires de goûts   Histoires de goûts : Jardins d’écriture (début 14h précises)
15h00 à 16H00 : Conférence sur Sartre avec Michel Onfray et   Jean Yves Clément
15h30 à 16h30 : Philosophie pour les enfants avec Edwige Chirouter au manable “La nature/la culture”
16h30 à 17h30 : Concert classique, musiques appréciées de Sartre
17h30 à 18h15: Jazz avec le groupe « Opus Swing »
18h15 à 19h00 : Les « Arpents du soleil » le seul vignoble produit en Normandie avec Gérard Samson et Michel Onfray.
19h00 à 20h30 : Repas Sartrien préparé par Arnaud Viel et Dominique Tulane.

jeudi 10 février 2011

Arielle Dombasle fume


 



Parmi ces problèmes proprement métaphysiques, les auteurs insistent sur notre rapport au temps, notre façon de distinguer passé et présent, bref sur notre manière de vivre l'histoire. Au fond, écrit Patrice Maniglier, la pensée de Foucault et la pratique du cinéma posent une seule et même question : qu'est-ce qu'un événement ?



mercredi 9 février 2011

Jacques Attali fume pas !

Amours, Le Livre de Poche.


« Bien pire que le Mediator: le tabac », écrit Jacques Attali, où il préconise tout simplement d'interdire « la production, la distribution et la consommation de tabac, un produit qui fait chaque année 5 millions de morts dans le monde ».

L'économiste et écrivain juge en effet «ahurissant» que personne ne se demande «pourquoi on ne traite pas avec la même sévérité que le Mediator un produit totalement inutile, à la nocivité aujourd'hui avérée, consommé chaque jour par 1,3 milliard de personnes dans le monde et qui fait chaque année 5 millions de morts, soit plus que le sida et le paludisme réunis».

« Il ne faut plus tergiverser », affirme M. Attali, qui assure que le bilan économique d'une interdiction du tabac, négatif au départ, serait ensuite positif. Il reconnaît que cela « remettrait en cause quelques emplois », que « les Etats perdraient quelques recettes », (en 2009, le tabac a rapporté 10 milliards d'euros de taxe et 3 milliards de TVA), que cela « encouragerait pour un temps le marché noir » et nécessiterait « quelques dépenses pour désintoxiquer ceux qui le sont ».

« Mais on gagnerait tant, en qualité et en espérance de vie, que le bilan, même économique, serait évidemment partout positif » , pense-t-il encore, disant attendre «avec intérêt la réponse des candidats à l'élection présidentielle» sur cette question.



mardi 1 février 2011

dimanche 23 janvier 2011

Jean Dutourd fume




Homme de droite, pourfendeur de la science et du progrès, cet esprit malin, père de deux enfants, dont une fille décédée, savait susciter l'admiration au-delà de son camp quand il s'agissait de défendre la langue française. "Dans une époque de misère grammaticale, c'est agréable de trouver quelqu'un qui sait écrire", a dit de lui Philippe Sollers.
Ses prises de position controversées en faveur des Serbes de Bosnie lors du conflit dans l'ex-Yougoslavie, comme son rejet virulent de la féminisation des noms à la fin des années 1990, firent en revanche grincer des dents. Et si, avec quelque 70 livres à son actif, l'auteur d'Au bon beurre a "beaucoup tartiné" – comme l'a écrit Le Canard enchaîné –, il a su imposer la figure d'un écrivain populaire, qui s'attachait à dégonfler les fausses valeurs et les prétentions de son temps.

samedi 22 janvier 2011

Annette Messager fume




Je me demande parfois quel sera mon dernier mot avant ... la fin. Dois-je le chercher d'avance, le préparer, l'apprendre comme un testament ? Goethe aurait dit, avant de mourir : « Licht ! Mehr Licht ! » et Sollers : « Auriez-vous du feu ? »





mercredi 19 janvier 2011

Monsieur Joyaux en Vespa



Samedi, D a confondu la voix de Philippe Sollers avec celle de Valéry Giscard d'Estaing… au début, ça m'a fait rire et puis je me suis souvenu de Patrick Modiano, lors d'un vieil Apostrophes, fusillant Joyaux sur place en lui bégayant à l'oreille que son modernisme revendiqué lui faisait irrésistiblement penser aux années 60 et plus particulièrement aux scooters de marque Vespa, et cela juste avant de me rendre compte qu'elle avait raison… Sollers ou VGE, même phrasé prétentieux, même combat, même culpabilité niée, et même (in)suffisance enkystée autour d'une souffrance indicible.


lundi 17 janvier 2011

Raphaël Enthoven fume ( avec Nietzsche cette semaine)




Pythagore préféra se faire massacrer plutôt que de traverser un champ de fèves.
Platon serait mort d’une infestation par les poux.
Épicure accueillit sa fin avec joie, entouré de ses amis – « la mort n’est rien pour nous », disait-il.
Descartes fut emporté par une pneumonie à la suite des leçons matinales qu’il prodiguait au coeur de l’hiver suédois.
Voltaire, pourfendeur de l’Église, demanda à être confessé par un prêtre sur son lit de mort.
Kant termina sa vie sur ce mot : « Sufficit », « c’est assez ».
Bentham se fit embaumer pour être exposé dans une vitrine à l’University College de Londres.
Simone Weil s’est laissée mourir de faim pendant l’Occupation.
Camus est mort d’un accident de voiture, rattrapé par l’absurde.
Sartre lança un jour : « La mort ? Je n’y pense pas » : 50 000 personnes assistèrent à ses funérailles.

« Si j’étais faiseur de livre, je ferais un registre commenté des morts diverses » écrivait Montaigne.

Le Britannique Simon Critchley s’est pris au jeu, s’intéressant à la mort de près de deux cents philosophes. Un voyage à travers les siècles et les continents pour redécouvrir l’histoire de la philosophie. Et s’interroger sur notre propre condition de mortel.
Philosopher, c’est apprendre à mourir en fumant avec Nietzsche - dans la Véranda de France Culture.







jeudi 13 janvier 2011

Sollers sex-symbol 2011


La vie de Sollers, comparée à la vie des autres hommes, pourrait être considérée, en raison de sa douceur et de sa suffisance à soi, comme une fable.



mardi 11 janvier 2011

Y es ( el señor Sollers) muy inteligente



Padre, me acuso de haber leído libros de Philippe Sollers. ¿Cuántas veces, hijo? Muchas veces, porque los he leído casi todos. Es que me gustan... Mal asunto, veo que no hay arrepentimiento y sin él no puedo darte la absolución. Como penitencia, vete leyendo la obra completa de Saramago y Belén Gopegui. Cuando hayas llegado al dolor de corazón, vuelve por aquí...



dimanche 2 janvier 2011

Philippe Sollers fumera en 2011 !



Je réinvente ma vie, au fur et à mesure que je l'écris ... dans la Véranda de Nietzsche. p.29.


samedi 1 janvier 2011

Bobby Farrell fume (sin vacuna)


Se calcula que unos tres millones de fumadores intentarán dejarlo a partir del 2 de enero. No es fácil y para algunos la única solución será un fármaco que anule la satisfacción que reciben del humo... Si es que llega
(...)
El tabaquismo es una enfermedad que afecta al 30% de los españoles, pero se puede evitar (y tratar), recuerda el presidente de la Separ, Juan Ruiz Manzano. De ahí las grandes expectativas que levanta la vacuna, no solo entre el sector sanitario o los fumadores, sino también en las farmacéuticas...(°°°)


jeudi 30 décembre 2010

Minna lit « Trésor d'humour » de Sollers



Minna Viscontini est née en 1973 à Venise. Son père, mort en 1989, était bibliothécaire à la Marciana, et sa mère, morte en 2003, professeur de piano au conservatoire Benedetto Marcello. Elle a été mariée deux ans à un banquier de Turin (« une erreur »), le temps d'avoir une fille, Clélia, qui a maintenant 5 ans. À 35 ans, elle est toujours professeur de littérature comparée à l'université de Milan. Sa spécialité est la littérature française, et, en réalité, un seul auteur : Stendhal. Elle a publié, en italien, un brillant petit essai sur les Souvenirs d'égotisme.
 
Son prénom, donné par son père, vient de Stendhal, en pensant à « Mina de Vanghel », un bref roman qu'on trouve dans Le Rose et le Vert. Le deuxième n a été ajouté pour conjurer l'étrange folie de ce personnage. Le prénom de sa fille Clélia, vient de La Chartreuse de Parme. Minna, aussi, en écho à la Pamina de La Flûte enchantée de Mozart. Quant à son nom, il m'a fallu un certain temps pour en découvrir la légende.

Remarquez, madame, dit Sélim Sollers, que ces choses se disent tous les jours sans amour. Non, madame, non ; j'ai des preuves complètes que, sans un corps bien organisé, point d'amour. Stendhal, le plus beau garçon d' Italie, et l'esprit le plus délicat de la cour, si j'étais femme, aurait beau m'étaler sa belle jambe, tourner sur moi ses grands yeux bleus, me prodiguer les louanges les plus fines, et se faire valoir par tous ses avantages, je ne lui dirais qu'un mot ; et, s'il ne répondait ponctuellement à ce mot, j'aurais pour lui toute l'estime possible ; mais je ne l'aimerais point.