« Elle me fait signe de me taire, et on va faire l'amour en plein jour dans une grande véranda déserte. Elle est douce, confiante, amusée, technique. » (p.210.)
« Soleil, vigne... Autre beau titre possible : La Véranda de Nietzsche.»(Ph.Sollers)
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jeudi 29 janvier 2015
jeudi 8 mars 2012
Elles fument ... dans la dévastation générale !
« Heureux les peintres et les écrivains qui ont séché la morose école et la barbante université, pour enrichir leurs connaissances dans le boudoir des pensées ! Heureux ceux qui, plus tard, retrouvent l'éclaircie de leurs soeurs (qui fument) dans la dévastation générale ! » (p.205.)
jeudi 9 février 2012
L'embellie
Ta maîtresse t'a trompé. Tu la reprends, et n'en rougis pas ?
- Quel est le plus aisé, dit Sollers, de garder ta jument, ou de la ressaisir qui a cassé sa longe ?
ou :
Les femmes vous ruent dans les jambes. Et puis elles disent : " Vous boitez ?"
ou :
Des femmes, les plus petites, c'est pour qu'elles ne soient pas, Sollers, plus haute que ton coeur.
- Et les autres, penses-tu.
Les autres s'agenouillent.
lundi 6 février 2012
Ben Gazzara fume & lit
« Un jour de pluie, dans la véranda, elle me dit tout à coup : "Toi, tu seras toujours seul." » (p.190.)
dimanche 5 février 2012
L'éclaircie immédiate de la liseuse
« Je passe sur d'autres jeux, moins innocents, qui choqueraient la lectrice, pour en venir à la grande qualité de Lucie, celle d'être immédiate dans les séances, bouche, main, murmures. » (p.150.)
jeudi 2 février 2012
jeudi 5 janvier 2012
dimanche 1 janvier 2012
La Véranda de Sollers fumera en 2012 !
« La photo que j'ai sous les yeux a été prise en été par
quelqu'un qui s'est assis dans l'herbe pour qu'on voie bien le petit personnage
regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un
visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma sœur de 8
ans, est à peine visible, devant les
vérandas, sur la droite. La photo a dû être prise par mon père, le seul
qui, à l'époque, prenait de temps en temps des photos. J'ai l'impression d'être
là, maintenant, dans cette image qui n'est pas pour moi une image, mais une
clairière toujours vivante, une éclaircie. La petite forme absurde où je suis
enfermé a été jetée dans ce coin de jardin, et je suis son gardien. Continue ta
marche titubante, bébé. Tu vas tomber bientôt sur le gravier, tu tomberas
beaucoup dans ta vie qui commence. Anne va aussitôt crier et se précipiter, te
relever, t'essuyer, t'embrasser. Elle t'étouffe un peu, elle te gêne. C'est un
acte de possession, mais aussi d'amour. » (p.12.)
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