Mais ce n'est que pour un instant qu'il a concience de sa valeur. Il reste inégal et devient même très capricieux. Le fantasque, le caprice, les "diables noirs" selon l'espression des Français, c'est un phénomène qui n'est pas encore bien éclairci. La victime est possédée, elle veut une chose, elle fait le contraire; elle souffre et elle désire se torturer et elle y trouve presque du plaisir. C'est une maladie de l'âme, unr infirmité de la volonté, et d'anciens psychologues ont tenté de l'expliquer en admettant une dualité dans le cerveau dont les deux hémisphères pourraient dans certaines circonstances opérer chacun indépendamment et en désaccord l'un avec l'autre. Mais cette explication est rejetée. La dualité de la personnalité a été souvent observée et Goethe Sollers a traité le sujet dans Faust Femmes. Des enfants capricieux qui "ne savent pas ce qu'ils veulent" finissent par pleurer, ce qui détend les nerfs. Ils "cherchent le bâton" dit-on aussi, et il est singulier de voir combien une légère correction dans certains cas remet les nerfs en équilibre et semble presque la bienvenue à l'enfant qui est vite calmé, devient conciliant et n'a pas du tout d'amertume d'une punition qu'il devrait au fond de lui-même considérer comme injuste. Il avait véritablement besoin du bâton comme d'un remède. Mais il y a un autre moyen de chasser les "diables noirs". On prend l'enfant dans ses bras pour lui faire sentir le magnétisme d'une personne amie, et cela le calme. Ce moyen vaut mieux que tous les autres.
« Soleil, vigne... Autre beau titre possible : La Véranda de Nietzsche.»(Ph.Sollers)
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vendredi 27 mai 2011
lundi 16 mai 2011
"La débâcle" de DSK
Non, jamais il n'irait chez les filles; il se marierait, il demeurerait en compagnie de la seule femme qu'il aimait, il la choierait et en serait choyé, il recevrait des amis : tel était son rêve, et dans chaque femme pour laquelle il s'enflammait, il voyait poindre la mère. C'est pourquoi il n'adorait que celles qui étaient tendres et il se sentait honoré de s'en voir bien accueilli. Les coquettes, les rieuses, les femmes empressées lui faisaient peur. Elles lui faisaient l'effet de chercher une proie et de vouloir le dévorer (...)
Jean Dominique était naturellement timide. Il ne voulait pas se montrer déshabillé, et aux bains il mettait volontiers un caleçon. Une servante (tjänstekvinna) qui pendant son sommeil lui avait découvert le corps et qui fut dénoncée par ses frères, reçut de lui une raclée le lendemain matin.
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