Affichage des articles dont le libellé est Le Nouvel Observateur. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Le Nouvel Observateur. Afficher tous les articles

mardi 4 février 2014

Valérie T. fume



« Des voeux de silence ? Autrefois, une reine répudiée s'en serait sans doute allée au couvent. Valérie, elle, a tenu à honorer son déplacement humanitaire en Inde poursuivi par une meute de journalistes. "Ne vous inquiétez pas pour moi", a-t-elle lâché en s'exerçant à la litote façon Grand Siècle. Valérie, qui avait cumulé son emploi et son rôle de première dame - on lui trouve désormais quelques circonstances atténuantes ! - prétend poursuivre son oeuvre auprès des plus déshérités. "J'ai compris que je pouvais être utile aux autres autant qu'à moi-même", dit-elle. »





vendredi 5 juillet 2013

L'Obs Surréaliste !




Le Nouvel Observateur N°2534, du 30 mai au 5 juin 2013, pp.112-113.


« Le roi de Prusse, ayant fait faire de la fausse monnaie par des Juifs, leur paya la somme convenue avec la monnaie qu'ils venaient de fabriquer.»




mercredi 6 février 2013

" Belle du Sollers "






Philippe Sollers : Je lis et relis  « l'Odyssée », d'Homère. Ulysse, c'est « polytropos », « l'homme aux mille tours ». Traduisez en latin, vous avez le mot « sollers ». Et puis, comme j'aime beaucoup les déesses grecques, Ulysse me fait rêver au maximum: un mortel protégé par Athéna, c'est merveilleux. J'essaie de me trouver des Athéna, moi aussi.
Quant au livre qu'on porte aux nues et qui me tombe des mains, c'est « Belle du Seigneur ». L'histoire d'amour est forcée. C'est du sirop. Si on a lu Proust, on ne peut pas aimer Albert Cohen.



jeudi 18 novembre 2010

Tatsuya Fuji (Kichizo) fume



Il s'agirait plutôt d'un anti-mot de l'année, avec son cortège de vulgarité et de misogynie qui se déroule sur la toile depuis que la bouche de notre ancienne ministre de la justice l'a laissé échapper en parlant d'inflation. Près de trois millions de visites sur Dailymotion, la génération buzz démontre une fois de plus sa vitalité. Il faut avouer que le lapsus est réjouissant, et l'on se prend à rêver en ces jours d'automne de fellations galopantes et de langues qui fourchent au creux d'un lit bien chaud. À force de parler de rigueur, de bouclier, de précaution et d'austérité, les mots se vengent !
On pourrait également interpréter cette irruption de la sexualité dans le langage politique et son succès médiatique comme l'aveu d'un autre lapsus, un lapsus communicatus si l'on peut dire, comme une envie pressante de revenir à la une, au premier plan. Une autre face du discours, version trash ou porno chic, à mettre en parallèle avec le CasseToiPauvCon présidentiel, comme un mouchoir tombé par mégarde dans la ronde des phrases d'un pouvoir rompu aux techniques du jeu de la chandelle (ou storytelling) et autres manipulations par les mots.