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mercredi 23 septembre 2009

Le goût parfait de Sollers

le 28 novembre 1994, à Versailles


Caresser une femme dans le noir de la véranda, c'est comme fumer dans le noir : adieu le goût.

dimanche 20 septembre 2009

Paradis


Dans toutes leurs relations, ce n'était jamais elle qui prenait l'initiative de rien. Ce dont il la louait. « J'ai horreur des femmes qui ont une volonté propre, et c'est pourquoi vous êtes faite pour moi de toute éternité.» Cependant, s'il faut en croire Schopenhauer, qui voit une correspondance entre la volonté et le tempérament sexuel, il n'eût pas trouvé mauvais qu'elle voulût un peu plus...

jeudi 25 juin 2009

Et enfin Sollers vint dans la véranda




Ceux qui n’auraient pas été convaincus par ce bouquet de gloses, auront au moins l’occasion de se divertir en lisant l’entretien copieux de Noguez avec Sollers, crânement titré Montherlant, tel quel. On y apprend qu’après ses masques d’Artaud, de Rimbaud, de Sade, de Casanova, le sémillant directeur d’une revue qui n’aura JAMAIS cité le nom de Montherlant réussit un rétablissement spectaculaire, une sorte de faena miraculeuse: avant nous tous, il avait compris et défendu devant Mauriac (voir le Bloc-notes du 28 novembre 1958) le Don Juan de Montherlant qu’il avait trouvé «pas mal du tout». Il enchaîne sur une relecture des Jeunes filles (en montrant, signale Noguez, le tome 1 des Romans dans la Pléiade), dérive sur Lévi-Strauss, qui récupéra le fauteuil de Montherlant à l’Académie, ajoute une pincée de Nietzsche. C’est pour ça qu’on l’aime…infiniment.