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vendredi 27 mai 2011

Les "diables noirs" de DSK



Mais ce n'est que pour un instant qu'il a concience de sa valeur. Il reste inégal et devient même très capricieux. Le fantasque, le caprice, les "diables noirs" selon l'espression des Français, c'est un phénomène qui n'est pas encore bien éclairci. La victime est possédée, elle veut une chose, elle fait le contraire; elle souffre et elle désire se torturer et elle y trouve presque du plaisir. C'est une maladie de l'âme, unr infirmité de la volonté, et d'anciens psychologues ont tenté de l'expliquer en admettant une dualité dans le cerveau dont les deux hémisphères pourraient dans certaines circonstances opérer chacun indépendamment et en désaccord l'un avec l'autre. Mais cette explication est rejetée. La dualité de la personnalité a été souvent observée et Goethe Sollers a traité le sujet dans Faust Femmes. Des enfants capricieux qui "ne savent pas ce qu'ils veulent" finissent par pleurer, ce qui détend les nerfs. Ils "cherchent le bâton" dit-on aussi, et il est singulier de voir combien une légère correction dans certains cas remet les nerfs en équilibre et semble presque la bienvenue à l'enfant qui est vite calmé, devient conciliant et n'a pas du tout d'amertume d'une punition qu'il devrait au fond de lui-même considérer comme injuste. Il avait véritablement besoin du bâton comme d'un remède. Mais il y a un autre moyen de chasser les "diables noirs". On prend l'enfant dans ses bras pour lui faire sentir le magnétisme d'une personne amie, et cela le calme. Ce moyen vaut mieux que tous les autres.






samedi 22 janvier 2011

Annette Messager fume




Je me demande parfois quel sera mon dernier mot avant ... la fin. Dois-je le chercher d'avance, le préparer, l'apprendre comme un testament ? Goethe aurait dit, avant de mourir : « Licht ! Mehr Licht ! » et Sollers : « Auriez-vous du feu ? »