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dimanche 6 septembre 2015

Denis Roche fume (plaf !)




" Si au moins il avait eu le temps, comme moi, de dire : « J'ai été Homère; bientôt je serai Personne, comme Ulysse, et puis, je serai comme tout le monde: je serai mort.» "




mercredi 6 février 2013

" Belle du Sollers "






Philippe Sollers : Je lis et relis  « l'Odyssée », d'Homère. Ulysse, c'est « polytropos », « l'homme aux mille tours ». Traduisez en latin, vous avez le mot « sollers ». Et puis, comme j'aime beaucoup les déesses grecques, Ulysse me fait rêver au maximum: un mortel protégé par Athéna, c'est merveilleux. J'essaie de me trouver des Athéna, moi aussi.
Quant au livre qu'on porte aux nues et qui me tombe des mains, c'est « Belle du Seigneur ». L'histoire d'amour est forcée. C'est du sirop. Si on a lu Proust, on ne peut pas aimer Albert Cohen.



mardi 13 novembre 2007

Raphaël Sorin fume trop





Je sais depuis longtemps ce qui te tracasse : « Etre Antonin Artaud ou rien. » Egaler Picasso. Ressembler à Mozart. Dépasser Proust. Et Dante ou Homère. En art, une œuvre ne suffit pas, même géniale. Souvent, à un détail près, tu deviens une légende ou reste un quidam. Des légendaires, j’en ai approché : Godard (boyard maïs), Burroughs (imper et galure d’extraterrestre), Gainsbourg (montre Cartier), Hallier (œil de verre), Warhol (perruque blanc et vert), Lebovici (Monsieur Motus). Et Sollers ? J’ai beau chercher, rien. Une des plus belles histoires de culte poussé jusqu’au bout me revient : l’affichiste Savignac raconte que, admirateur et élève de Cassandre, il fumait les mégots du Maître.
Qui fumera les tiens, Philippe ?