Affichage des articles dont le libellé est Michel Houellebecq. Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Michel Houellebecq. Afficher tous les articles

dimanche 2 janvier 2022

Bonne Année au Créateur

 




« (Mais enfin, tout de même : que Muray soit mort à 60 ans alors que Sollers est toujours vivant à 85, voilà qui risque de peser lourdement dans son dossier, au Créateur…) »


dimanche 8 mai 2016

mardi 10 mai 2011

Ce 10 mai : Désir, Bonheur et Joie de Michel Houellebecq






"  Un hypermarché Casino, une station-service Shell demeuraient les seuls centres d'énergie perceptibles, les seules propositions sociales susceptibles de provoquer le désir, le bonheur, la joie. " (p.195.)




dimanche 20 mars 2011

Sollers : Scoubidou ou Gros orteil de Houellebecq


Scoubidou - Mandarin - Bookmaker - Parrain - Pape - Monsieur Loyal du cirque littéraire - Frigoli - Roger Lanzac - Zorro - Fantômas - Nosferatu - Dracula - Mabuse - Mickaël Jackson des intellos - Incomparable esthète - Haïssable misogyne - Paradoxal sans objet - Fou du roi sans souverain - Agent quadruple - Méduse amorphe - Taupe entre deux âges - Girouette permanente - Désinvolte - Peu crédible - Sponsor de BHL - Gros orteil de Joyce - Sacha Distel de Modiano - Orl de la littérature - Semi remorque de la théorie - Hâbleur - Lapin agile - Polisson à sarbacane - Ludion du bocal - Arbitre des élégances - Maître de ballet - Pile mazda - Infatiguable jouvenceau - Danseur du système - Poujadiste à l'envers - Wagnérien comme Rebatet - Auteur de livres en série qui ne sont plus des livres - De plus en plus médiocre à l'écrit - Editorialiste labélisé - Conseiller régnant - Les Sollers n'ont jamais senti sur eux le mufle de la bête, l'haleine lourde et brûlante de l'animal collectif - Danseur de cotillon - faiseur de pointes - Combattant Majeur ...


 

mardi 9 novembre 2010

Sollers aura son Goncourt en 2011



J’ai bien fait d'acheter une parka. On se moque de la parka de Michel Houellebecq, mais n’empêche que sans, aujourd’hui, il serait sans Goncourt . "



lundi 15 mars 2010

Il purge les cerveaux humains


« Ah sans la pipe la vie serait aride, sans le cigare, elle serait incolore, sans la chique, elle serait intolé­rable », écrivait Flaubert. Ça n'était pas une boutade. Retirer d'un coup son clope à un grand angoissé, c'est comme enlever ses bouées à un petit enfant. Le narrateur d'Extension du domaine de la lutte, gros fumeur, répond par une paire de claques à une collègue qui le sermonne sur le tabac. « Moralité , écrit Houellebecq : essayez d'empêcher un grand mélancolique dépressif de fumer, et l'on ne répond plus de ses actes.»

Et pourtant, fumer tue. Il est bon de le rappeler. Grâce aux messages apposés sur les paquets de tabac, écrit Simon Leys, «les fumeurs bénéficient d'une sorte de supériorité spirituelle sur les non-fumeurs : ils ont une conscience aiguë de notre commune mortalité ». Une manière de memento mori, cher aux sages de l'Antiquité, un équivalent du « Souviens-toi que tu es poussière et que tu retourneras à la poussière » du mercredi des Cendres. Est-ce un péché de fumer ? Les théologiens catholiques se sont emparés de la question. Réponse : non, à condition de ne pas dépasser quatre cigarettes par jour. Autrement dit : vive le plaisir de fumer, mais attention à ne pas tomber en esclavage.

jeudi 2 octobre 2008

Ennemis poubelliques



Rares sont les adultes qui comprennent que tout enfant est, naturellement et sans effort, un philosophe. Il me semble parfois que je n'ai fait, dans mon âge d'homme, que donner une traduction esthétique à cette attitude de retrait que j'avais eu l'occasion d'observer, enfant, chez mon père. [...]


Vous souhaitez, m'avez-vous dit, être informé des positions de l'adversaire afin de pouvoir, éventuellement, riposter. Je ne sais pas si vous aimez réellement la guerre, ou plutôt je ne sais pas depuis combien de temps vous l'aimez, combien d'années d'entraînement il vous a fallu pour y trouver de l'intérêt et du charme; mais ce qui est sûr, c'est que vous pensez, comme Sollers, que nous sommes dans une véranda où l'on vit et où l'on meurt «les armes à la main».


[...] Comment expliquer cet étrange détour que, chacun de notre côté, nous avons pris ? J'ai été frappé lors de notre dernière rencontre que vous continuiez à faire des recherches Google sur votre nom, jusqu'à utiliser la fonction d'alerte, qui permet d'être informé à chaque nouvelle parution. J'ai pour ma part désactivé cette fonction d'alerte, et puis j'ai renoncé aux recherches Google elles-mêmes.


Après tout je suis content, à présent, de voir Schopenhauer et Platon, non plus comme des maîtres, mais comme des collègues de la véranda.


Ce qui nous sépare : les animaux (que je n'aime pas); Nietzsche (que je préfère à Schopenhauer alors que, vous, il semble que ce soit l'inverse); l'usage des drogues (je suis pour); la torpeur (je suis contre)...


samedi 28 juillet 2007

Michel Houellebecq fume



GUILLAUME DURAND (voix off). — Eh bien voilà, euh… comment dirai-je, euh… nous sommes, euh, aujourd’hui, le lundi 5 juillet et euh… nos écrivains ont passé leur première nuit dans ce que les Français appellent déjà, euh… la véranda Médicisseuh. Aujourd’hui, donc, zoom sur une confrontation, comment euh… intéressante, entre Michel et Guillaume. Les deux hommes discutent euh… en images.

Lundi 5 juillet 2004, 8 h 30 — Dans la véranda.

Michel Houellebecq et Guillaume Dustan se préparent. Guillaume se démaquille et retire sa perruque verte qui a tant amusé Philippe Sollers hier soir. Michel coiffe ses cheveux gras en fumant une cigarette du bout des doigts. Frédéric Beigbeder a dormi dans la baignoire et ronfle extrêmement fort.

MICHEL HOUELLEBECQ. — Il est difficile de trouver un truc qui lie les êtres humains entre eux. Il y avait une formule élémentaire et puissante, les « liens du sang ». Mon fils, mon père, c’est élémentaire et très fort.

GUILLAUME DUSTAN. — Il faut aller vers un truc simple et objectif : les liens de goût. Les affinités électives, ça, c’est Goethe. Et c’est good. (Frédéric Beigbeder semble avoir quelques difficultés à avaler sa salive alcoolisée). On y arrive. Il y aura des groupes de peintres, d’obsédés sexuels, de sculpteurs, de macramés.

MICHEL HOUELLEBECQ. — Oui, mais les goûts passent et lassent.

(...)