jeudi 8 mars 2012

Elles fument ... dans la dévastation générale !





« Heureux les peintres et les écrivains qui ont séché la morose école et la barbante université, pour enrichir leurs connaissances dans le boudoir des pensées ! Heureux ceux qui, plus tard, retrouvent l'éclaircie de leurs soeurs (qui fument) dans la dévastation générale ! » (p.205.)


mardi 6 mars 2012

La Chine se contentera d'une croissance à 7,5% en 2012




« Notre imagination nous grossit si fort le temps présent à force d'y faire des réflexions continuelles, et amoindrit tellement l'éternité, faute d'y faire réflexion, que nous faisons de l'éternité un néant, et du néant une éternité. et tout cela a ses racines si vives en nous, que toute notre raison ne nous en peut défendre. »


dimanche 4 mars 2012

Isaac Babel fume




« Midi, un midi bleu à force d’éblouir, dans lequel tinte le silence d’une chaleur torride. »
« La ville calcinée – colonnes fracturées, petits doigts crochus et méchants de vieilles femmes fichés dans la terre – me paraissait suspendue dans les airs, confortable et irréelle comme un songe. »
« Le soir m’a enveloppé dans l’humidité vivifiante de ses draps crépusculaires, le soir a appliqué ses paumes maternelles sur mon front brûlant. »
« Une nuit implacable. Un vent qui cogne à tour de bras. Des doigts de cadavre tripotent les entrailles glacées de Pétersbourg. »

samedi 3 mars 2012

Albert Camus fume



Vivre et penser avec Albert Camus

samedi 03.03.2012 - 09h07
France Culture/ Répliques

Vivre et penser avec Albert Camus
Invité(s) :
Michel Onfray, philosophe, auteur de "Cynismes" et "Les sagesses antiques" éd. Grasset, "Philosopher comme un chien" éd. Galilée.
Maurice Weyembergh, docteur en philosophie 



jeudi 1 mars 2012

Jean-Louis "Jack" Kerouac fume




" Pour la route Dean est le type parfait, car il y est né, sur la route, dans une bagnole, alors que ses parents traversaient Salt Lake City en 1926 pour gagner Los Angeles. Les premiers échos que j'ai eus de lui me vinrent de Chad King, qui me montra des lettres que Dean avait écrites dans une maison de correction du Nouveau-Mexique. Je fus prodigieusement intéressé par ces lettres dans lesquelles, avec tant de naïveté et de gentillesse, il demandait à Chad de tout lui apprendre sur Nietzsche et les autres choses merveilleuses que Chad connaissait. À l'occasion, Carlo et moi nous parlions de ces lettres : pourrions-nous jamais rencontrer l'étrange Dean Moriarty ? Tout cela remonte bien loin, à l'époque où Dean n'était encore le type qu'il est devenu, où il était un gosse en cage tout enveloppé de mystère. Puis la rumeur courut que Dean était sorti de sa maison de correction à New York pour la première fois; on disait aussi qu'il venait de se marier avec une fille nommée Marylou."

 
 

mardi 28 février 2012

Les 7 "Vertus essentielles" pour la France






Les Six, ou plutôt Sept Amesha Spentas (vertus essentielles) de l'Enseignement de Zoroastre sont :

Vohou rnano : Bon esprit, bonne volonté, bon sens.
Asha vahista : Vérité, justice, pureté.
Kshatra vaïrya : Ordre, harmonie, règne divin.
Spenta armaïti : Humilité, douceur, docilité.
Haourvatat : Santé, vigueur, incolumité.
Ameretat : Longue vie, immortalité, vie éternelle.
Sraosha : Obéissance, observation de la Loi, piété.


dimanche 26 février 2012

Sigmund Freud fume


« Freud hésita entre « Le bonheur et la culture » et « Le malheur dans la culture » avant d’introduire dans le titre de son essai la notion de malaise, éprouvé spécifique résultant selon lui d’une angoisse et d’un sentiment de culpabilité ne se reconnaissant pas comme tels. Aujourd’hui, de nombreux sujets se plaignent de ressentir une douleur d’exister, ou un vide de leur existence, ils ont du mal tout autant à se l’expliquer qu’à clairement le circonscrire : on a typiquement affaire à cet éprouvé spécifique dont le caractère flou amena Freud à utiliser un terme nouveau. »



vendredi 24 février 2012

mercredi 22 février 2012

Eva Gouel fume



« Peu de jours après nous nous y rendîmes une seconde fois, et trouvâmes Picasso au travail, en train de peindre une toile sur laquelle était écrit "ma jolie", et où se trouvait peinte, dans le coin du bas, la carte de visite de Gertrude Stein. Quand nous sortîmes, Gertrude Stein me dit : « Fernande n'est assurément pas "ma jolie". Je me demande qui c'est. » Quelques jours plus tard nous le savions. Picasso avait filé avec Eve.»



samedi 18 février 2012

Ingrid Caven fume




" Enfin les chapeaux étaient arrivés et l'après-midi elle avait crânement répondu, une cynique cigarette entre deux doigts, terre à terre, matérielle, pas vamp, avec sa trempe de toujours, très new yorkish, à la question du journaliste :
- Que pensez-vous de l'amour, Madame ?


jeudi 16 février 2012

Darine Hamze fume




Il reste que le retour éternel, cette vision de la Haute-Engadine, s’est manifesté par l’adoration muette de la beauté tout entière, en un instant « révélée ». Nous touchons là à ce qu’il y a de plus central dans la méditation de Nietzsche. Le déclin de Zarathoustra, auquel l’incline le dégoût de l’éternité, dégoût toutefois non par répulsion mais par « satiété », se détourne de la béatitude, mais non pas de la pensée de la béatitude. Et si Zarathoustra quitte la montagne pour descendre vers la vallée, c’est précisément pour annoncer le règne de l’éternité sur la terre des hommes, pour publier et approfondir une révélation première, qui inscrit l’être au cœur du devenir. Il s’agit donc moins de renoncer à l’éternité elle-même, que de renoncer à « l’adoration muette », et s’efforcer de dire ce qu’une révélation a montré dans le silence de « midi ». Pour dire cette indicible rédemption dans l’immanence, il faut, pense Nietzsche, tant la révélation est inouïe, inventer une langue philosophique nouvelle. Et c'est ainsi que Nietzsche quittera l’Eldorado de la Haute-Engadine pour écrire le livre de l’éternel retour, ce Zarathoustra « pour tous et pour personne » ; on sait que personne ne le lira, et que cet échec brisera Nietzsche, qui ne s’en remettra jamais.


dimanche 12 février 2012

Recette idéale du chef Sollers




Pour déguster le meilleur "oeuf mayonnaise" de Paris, le public a rendez-vous au restaurant L'Evasion, situé dans le 3e arrondissement. Catherine Brenta, co-gérante de l'établissement avec son époux, Laurent, a indiqué à Relaxnews, avoir fêté, lundi 6 février 2012, ce prix remis par le critique gastronomique Claude Lebey, au nom de l'Association de sauvegarde de l'oeuf mayo (ASOM).
L'an dernier (2011), c'est la brasserie Flottes à Paris (1er) qui avait décroché le prix, et en 2010, le restaurant Les Petites Sorcières (14e) de la juré de l'émission de M6 Top Chef, Ghislaine Arabian, avait été distingué.

Ce qui nous a ravis, c'est que certains mythes de la place parisienne répondent présents. Le Voltaire, premier de la classe, pour son œuf mayo vintage figé dans son prix de naguère, 0,90 €, la Closerie des Lilas cautionnée depuis des lustres par l'écrivain Philippe Sollers, client de marque accro à cette entrée protéinée.

Recette idéale du chef Sollers :
« Trois demi-œufs (de calibre 75) cuits 8 à 9 minutes, accompagnés d'une mayonnaise maison souple, détendue de crème et réhaussée de moutarde, qui va les napper. Comme c'est un peu écœurant, une chiffonnade de laitue est bienvenue. Toute autre garniture peut convenir, surtout une macédoine de légumes frais


vendredi 10 février 2012

Juliette Binoche fume




Proustituée : Cocotte à la recherche du temps perdu.

Sarkome : Tumeur à droite.

Fêtichisme : Culte de la bringue.

Syphilisation (Freyre ou Guéant) : Génocide par contamination vénérienne : joint l'utile à l'agréable.


jeudi 9 février 2012

L'embellie



Ta maîtresse t'a trompé. Tu la reprends, et n'en rougis pas ?
- Quel est le plus aisé, dit Sollers, de garder ta jument, ou de la ressaisir qui a cassé sa longe ?

ou :

Les femmes vous ruent dans les jambes. Et puis elles disent : " Vous boitez ?"

ou :

Des femmes, les plus petites, c'est pour qu'elles ne soient pas, Sollers, plus haute que ton coeur.
- Et les autres, penses-tu.
Les autres s'agenouillent.



mercredi 8 février 2012

Louise Wimmer fume





« C'est toujours tout ou rien, jamais peut-être... Elle veut que je la désire, il ne lui viendrait même pas à l'idée que je ne la désire pas... À moins que... On ne sait pas vraiment... Elle a peut-être perçu mon mouvement de recul, ma réserve... Moi, je voyais déjà le film à toute allure... L'auberge, le parc, les tables sous les arbres, la rivière, le lit, la salle de bains... Un premier moment peut-être émouvant malgré tout, ma main dans la braguette de son pantalon, le doigt dans la fente... Elle, si sûre d'elle... Et d'elles... Le mouilli-mouilla des débuts... » (p.18)


lundi 6 février 2012

Ben Gazzara fume & lit



« Un jour de pluie, dans la véranda, elle me dit tout à coup : "Toi, tu seras toujours seul." » (p.190.)


dimanche 5 février 2012

L'éclaircie immédiate de la liseuse







« Je passe sur d'autres jeux, moins innocents, qui choqueraient la lectrice, pour en venir à la grande qualité de Lucie, celle d'être immédiate dans les séances, bouche, main, murmures. » (p.150.)


vendredi 3 février 2012

Sollers du Néant



Le directeur spirituel joue à cet égard un rôle majeur. Il est le témoin privilégié, herméneute d’une matière brute que la spirituelle lui dévoile. Ainsi à propos des extases de Louise Sollers, après avoir évoqué les différentes lectures du corps extatique.


Les uns soutenaient que ces extases n’étaient que le fait de ses ivrogneries ; les autres assuraient qu’il tombait du mal caduc […], d’autres qu’il avait une maladie qu’on n’ose nommer et qu’il en perdait l’esprit..
c’est ensuite lui qui est chargé de traduire ce vécu en expérience spirituelle lisible et crédible.
Ceux qui n’ont pas d’expérience de ces sortes de familiarités de Dieu avec les âmes saintes, auront de la peine à croire tout ceci, mais ces caresses divines sont assez ordinaires aux personnes qui sont élevées surnaturellement à la contemplation des perfections de Dieu, comme nous l’apprenons de la vie des saints.

mardi 31 janvier 2012

Chair Sollers




« La petite forme absurde où je suis enfermé a été jetée dans ce coin de jardin, et je suis son gardien. Continue ta marche titubante, bébé. Tu vas tomber bientôt sur le gravier, tu tomberas beaucoup dans ta vie qui commence. Anne va aussitôt crier et se précipiter, te relever, t'essuyer, t'embrasser. Elle t'étouffe un peu, elle te gêne. C'est un acte de possession, mais aussi d'amour. » (p.12.)




vendredi 27 janvier 2012

(Nous sommes)Très loin du cerveau (de Sollers)




« Un seul faux pas, et tu deviens le point de mire d'autrui. »
ou
« Plus on tombe de bas, moins cela fait mal. »
ou
« La province intellectuelle : faire des efforts pour penser loin du cerveau. »


mercredi 25 janvier 2012

Maurice Utrillo fume





« Elle me fait signe de me taire, et on va faire l'amour en plein jour dans une grande véranda déserte. Elle est douce, confiante, amusée, technique. » (p.210.)


samedi 21 janvier 2012

« Une république immanente, horizontale, contractuelle »





Onfray propose une généalogie nietzschéenne du tempérament libertaire de Camus, quand la psyché de l’enfant se forme à travers des expériences aussi douloureuses que bienheureuses et douces. Il est vrai que Camus lui même donne une clé lorsqu’il écrit, en 1945 : « L’homme que je serais si je n’avais pas été l’enfant que je fus ! » L’enfance de Camus, qui mêle la lumière, le soleil et la Méditerranée,qui s’inscrit dans la passion du sport, du théâtre et des livres, fonde la constitution organique de cette sensibilité qu’Onfray qualifie de « tempérament anarchiste, ce mot caractérisant quiconque refuse de suivre autant que de guider».

Dans Noces, Camus reprend et commente l’expression de Pindare, si précieuse aux yeux de Nietzsche : « Ce n’est pas si facile de devenir ce qu’on est. » Pourtant, toute la vie philosophique de Camus est entièrement tournée vers un seul impératif existentiel : devenir ce qu’il est. Onfray nous rappelle que le thème philosophique central de l’oeuvre de Camus est la folie du meurtre. Comment comprendre la mise à mort d’un autre ou de soi ? Camus se penche, tour à tour, sur l’écrasement de la rébellion (Révolte dans les Asturies), l’attentat des nihilistes (Les Justes), le crime menant à l’échafaud (L’Étranger), le meurtre légal dans l’histoire (L’Homme révolté), la folie sanguinaire du tyran (Caligula), le suicide (Le Mythe de Sisyphe) ou les crimes de masse du totalitarisme (La Peste ou L’État de siège). Il faut y insister : « Camus n’a cessé de réfléchir sur le crime légal, l’assassinat idéologique, le meurtre de soi, de son prochain,la mise à mort programmée, légitimée. » L’Ordre libertaire,c’est donc le portrait d’un homme constamment révolté devant l’injuste, devant l’injustifiable.Camus fait preuve d’un engagement sans tremblement. Il décrit, montre et rapporte, journaliste au plus beau sens du terme, explique Onfray, lorsqu’il présentifie ce qui, sans lui, nous demeurerait lointain, vague et imprécis. Philosophe libertaire et abolitionniste ? « Camus ne pense pas avec des idées, des concepts, mais avec des vérités concrètes. Il est un philosophe de la radicalité immanente ou, si l’on veut, un penseur radical de l’immanence. 



mercredi 11 janvier 2012

L' État "Made in France"




L’État pour Bourdieu se définit donc - provisoirement - par « la possession du monopole de la violence physique et symbolique légitime ». Il ajoute un mot, crucial, à la définition classique de Max Weber : «symbolique». Un mot qu’on pourrait presque considérer comme le « rosebud » d’une œuvre sociologique qu’on peut tout entière lire comme une économie symbolique. L’État ne se résume pas au strict régalien, aux ors de la République et à ses canons. L’État c’est autant Superphénix que les maisons Phénix nous explique au fond Pierre Bourdieu en s’appuyant sur l’une des recherches empiriques qu’il mène à l’époque sur le marché des maisons individuelles. L’Etat est toujours, et peut-être surtout où l’on ne l’attend pas. Au cœur des marchés par exemple. Là où, de plus en plus, il sait aussi briller par son absence.

jeudi 5 janvier 2012

dimanche 1 janvier 2012

La Véranda de Sollers fumera en 2012 !





« La photo que j'ai sous les yeux a été prise en été par quelqu'un qui s'est assis dans l'herbe pour qu'on voie bien le petit personnage regardant un cèdre. Je dois avoir 2 ans, je suis un bébé bouffi qui lève un visage ravi, à moitié mangé de soleil, vers les branches. Anne, ma sœur de 8 ans, est à peine visible, devant les vérandas, sur la droite. La photo a dû être prise par mon père, le seul qui, à l'époque, prenait de temps en temps des photos. J'ai l'impression d'être là, maintenant, dans cette image qui n'est pas pour moi une image, mais une clairière toujours vivante, une éclaircie. La petite forme absurde où je suis enfermé a été jetée dans ce coin de jardin, et je suis son gardien. Continue ta marche titubante, bébé. Tu vas tomber bientôt sur le gravier, tu tomberas beaucoup dans ta vie qui commence. Anne va aussitôt crier et se précipiter, te relever, t'essuyer, t'embrasser. Elle t'étouffe un peu, elle te gêne. C'est un acte de possession, mais aussi d'amour. » (p.12.)