Jacques Dutronc et Anouk Grinberg pourraient bientôt être réunis dans une fiction retraçant la fuite de Louis-Ferdinand Céline vers le Danemark au lendemain du débarquement de juin 1944. Â l'origine et à l'écriture de ce projet : Christophe Malavoy.
« Soleil, vigne... Autre beau titre possible : La Véranda de Nietzsche.»(Ph.Sollers)
samedi 27 février 2010
vendredi 26 février 2010
Les Non-Fumeurs fument
La Présidente me sourit directement, maintenant.
C'est quand même le meilleur moment, juste avant que l'espace bascule. La Présidente sait ça, elle aussi. Feu vert, suspension du temps...
Elle se renverse doucement dans les coussins bleus de son divan.
« Pourquoi ne venez-vous pas près de moi ? »
C'est quand même le meilleur moment, juste avant que l'espace bascule. La Présidente sait ça, elle aussi. Feu vert, suspension du temps...
Elle se renverse doucement dans les coussins bleus de son divan.
« Pourquoi ne venez-vous pas près de moi ? »
C'était gémi, imperceptible; sa voix...
Je bondis presque. Elle a la bouche entrouverte. Sa langue musclée aussitôt. Le déshabillé ne fait pas long feu. Orient. Parfums. Elle a de grosses cuisses vibrantes. Des seins lourds et doux. Elle me met vite la tête entre ses jambes. Elle est toute en feu. Se lève brusquement, va fermer les tentures. Revient dans la pénombre. Reste immobile. S'agenouille. Ouvre ma braguette. Prend ma queue avec autorité. Suce. Relève la tête.
« Vous savez que Cyd est vraiment très jolie ? »
« Vous savez que Cyd est vraiment très jolie ? »
Bon dieu, elles ont dû baiser ensemble, je vois ça d'ici... La Présidente m'embrasse au souffle. Elle a beaucoup pensé à tout ça.
« Cyd vous aime réellement, je crois ? »
C'et le moment de la mettre. Elle veut.
La Présidente est toute concentrée. Elle halète. Elle va jouir. Elle jouit. Je jouis avec elle.
« Cyd vous aime réellement, je crois ? »
C'et le moment de la mettre. Elle veut.
La Présidente est toute concentrée. Elle halète. Elle va jouir. Elle jouit. Je jouis avec elle.
C'est une brève. Un peu vieux style, mais le vieux style a du bon, confort Louid XV, collier de perles...
Quand je pense que La Présidente est socialiste... Et, donc, bisexuelle à ce que je vois... Chez elle !
La Présidente est audacieuse... La Présidente est insensée... La Présidente me plaît.
Quand je pense que La Présidente est socialiste... Et, donc, bisexuelle à ce que je vois... Chez elle !
La Présidente est audacieuse... La Présidente est insensée... La Présidente me plaît.
Un peu de salle de bains, là, derrière.
On reprend du thé, du café. Cigarettes.
« Et il paraît que vous écrivez un roman ? »
On reprend du thé, du café. Cigarettes.
« Et il paraît que vous écrivez un roman ? »
mercredi 24 février 2010
B-H. L. fume ?
Puisque les femmes du monde cessent souvent, aux approches de la vieillesse, ou après un excès de reproduction, d'avoir de l'esprit, on peut bien excuser les meilleurs écrivains de cesser, à partir d'un certain moment, d'avoir du talent.
lundi 22 février 2010
Fiat et Sollers seront soutenus par Poutine
NABEREJNIE TCHELNI, Russie, 11 février 2010 (Reuters) -
La Russie s'est engagée mercredi à soutenir un partenariat entre le russe Sollers et l'italien Fiat en fournissant 2,1 milliards d'euros de prêts subordonnés.
Cette initiative entre dans le cadre des efforts déployés par Moscou pour aider une industrie automobile russe défaillante.
Le Premier ministre Vladimir Poutine a déclaré à des journalistes qu'il soutiendrait la création d'une coentreprise via des prêts accordés par des banques publiques.
Fiat et Sollers ont confirmé jeudi qu'ils uniraient leurs forces afin de produire 500.000 véhicules par an en Russie, davantage que l'objectif de 450.000 défini pour 2010 par AvtoVAZ , le constructeur de la Lada partenaire de Renault .
vendredi 19 février 2010
Aubry-Sollers, le pari d'une vie
Mme de Maurepas avait de l'amitié pour le comte Lowendal (fils du maréchal), et celui-ci, à son retour de Saint-Domingue, bien fatigué du voyage, descendit chez elle.
« Ah ! vous voilà, cher comte, dit-elle ! vous arrivez bien à propos, il nous manque un danseur, et vous nous êtes nécessaire. »
Celui-ci n'eut que le temps de faire une courte toilette et dansa.
« Ah ! vous voilà, cher comte, dit-elle ! vous arrivez bien à propos, il nous manque un danseur, et vous nous êtes nécessaire. »
Celui-ci n'eut que le temps de faire une courte toilette et dansa.
jeudi 18 février 2010
Souvent Sollers se parle à soi-même
mercredi 17 février 2010
Mercredi des Cendres : Sollers ne fume (tout jours) pas
Pour donner dans un livre, ou dans une causerie qui en diffère peu, l'impression achevée de la frivolité, il faut une dose de sérieux dont une personne purement frivole serait incapable.
mardi 16 février 2010
Nos Imbattables
« Bernard-Henri Lévy. Philosophe fringant devenu fringard.»
Jean-François Kahn, Dictionnaire incorrect.
samedi 13 février 2010
Le poltron, spirituel et galant Sollers
vendredi 12 février 2010
jeudi 11 février 2010
La Décadence Philosophique
La douleur enfin a vaincu Chamfort BHL, qui s'est effondré. C'est le sang coulant sous la porte qui donna l'alerte. Il est soigné, mais sa détermination reste inchangée : « Je suis un homme libre, jamais on ne me fera entrer vivant dans une prison véranda.» Les amis de Chamfort BHL s'empressent à son chevet et l'on voit s'accomplir le miracle d'un homme rendu à la vie, faisant même le projet de fonder avec Guinguené Sollers un journal. Ce sera La Décadence philosophique.
mercredi 10 février 2010
dimanche 31 janvier 2010
samedi 30 janvier 2010
Angelina Jolie fume

Chaque année, il faut dire que l’orchestre y met du cœur. On change un peu les paroles, mais ce sont toujours plus ou moins les mêmes musiques. On rit, on s’amuse, on en redemande. Donnons quelques exemples de rengaines, histoire de savoir de quoi nous parlons. Une trouvaille récente : La Bibliothèque nationale de France vient de créer un nouveau prix littéraire, destiné à récompenser un écrivain majeur d’aujourd’hui. Il a été décerné au printemps dernier. Qui est l’heureux lauréat ? Philippe Sollers. Et qui figure dans le jury du prix ? Julia Kristeva, épouse de l’heureux lauréat. Très joli, bravo. Quelqu’un s’est-il ému qu’une institution d’état fonctionne tranquillement au népotisme ?
Il est vrai qu’on a là une figure récurrente du folklore. Pour ne donner que deux autres exemples, Yannick Haenel et François Meyronnis publient en 2005 Poker, un livre d’entretiens avec Sollers, précédé de quelques pages d’adoration lyrique (”Il y a en effet chez Sollers [...] cette force d’acuité qui lui permet d’avoir accès aux expériences verbales les plus extrêmes” ; “l’étrange individu nommé Philippe Sollers est capable de jouir des tourbillons de la case vide ; il est donc le mieux placé pour entendre Yannick Haenel, me dis-je, avec une extravagante modestie”). Et qui publie ce livre d’adoration envers Sollers ? Mais Sollers, bien sûr, dans sa collection de “L’Infini”. Pas mal. Peu de temps après, le prix Décembre couronne Yannick Haenel, pour un roman publié dans la collection “L’Infini”. Et qui figure dans le jury du prix ? Philippe Sollers, éditeur de l’heureux lauréat. Car toute peine mérite salaire. C’est à ce prix qu’on arrive
vendredi 29 janvier 2010
Sollers : le Sillon Parfait
Nul besoin n'est aux épouses de mouvements lascifs. Au contraire la femme se gêne elle-même et contrarie la conception, si par des déhanchements voluptueux elle stimule le désir de l'homme et sollicite un épanchement immodéré et épuisant. C'est rejeter le soc sollers du sillon, c'est détourner le jet de la semence. Bonne pour les courtisanes, cette agitation ! Elles évitent ainsi l'embarras des grossesses fréquentes tout en donnant à leurs amants un raffinement de plaisir. Mais nos épouses n'ont pas besoin de cet artifice.
jeudi 28 janvier 2010
Marianne N° 666
mercredi 27 janvier 2010
D'après Sollers ça s' réchauffe...

Ces armes, ces chevaux, ces soldats, ces canons,
Ne soutiennent pas seuls l'honneur des nations.
Je lui répondis tout de suite, étant à l'aile de mon régiment et de celui de
Nous avons des
lundi 25 janvier 2010
Brigitte Fontaine fume
dimanche 24 janvier 2010
L'épaisse et le fluide Sollers
Les accords formés par Vénus offrent une grande diversité ; tel homme est fait pour féconder telle femme ; de tel autre, c'est telle autre femme qui recevra le mieux le fardeau de la grossesse. Maintes femmes restées stériles au cours de plusieurs hyménées ont fini par trouver un homme capable de les rendre mères et de les enrichir d'une douce famille. Et des hommes dont plusieurs épouses quoique fécondes avaient laissé la maison véranda sans enfant, ont rencontré une compagne assez bien accordée à eux pour assurer à leur vieillesse des soutiens. Tant il importe, pour les époux, que leurs semences s'accordent en un mélange fécond, l'épaisse avec la fluide, la fluide avec l'épaisse.
samedi 23 janvier 2010
Roger Pierre et Jean-Marc Thibault fument
vendredi 22 janvier 2010
Joyausement docile
Ce n'est pas toujours un amour menteur qui fait soupirer la femme, quand elle tient son amant embrassé corps à corps et que ses lèvres humides goûtent et distillent la volupté. Souvent elle est sincère, et recherchant des plaisirs partagés, elle provoque son amant à la course d'amour. Pareillement chez les oiseaux, dans les troupeaux, chez les bêtes sauvages et dans le bétail, la femelle ne céderait point au mâle si l'ardeur de la nature ne mettait en elle cette plénitude qui la rend joyeusement docile aux assauts de l'amour.
mercredi 20 janvier 2010
David Lynch fume

Les oiseaux chantent ; les voitures, reflétées dans les vitres de la véranda, passent le long de la route, léchant l'herbe des jardins des maisons ; la brise souffle légèrement et fait tourner un petit moulin en plastique planté dans la pelouse de John, habitant de Cushing, Oklahoma, Etat du centre de l'Amérique, engoncé entre le Kansas et le Texas. Tout est calme, paisible, propice à la confession. Interview project est un road trip. David Lynch l'annonce en préambule à son projet sur le site internet qui lui est consacré. Un road movie comme il en avait déjà commis, version cinéma, avec Une histoire vraie ou Sailor Sollers et Lula Martine.
mercredi 13 janvier 2010
« Des horreurs à la BNF »
Je m’étonne cependant que l’on n’ait pas pensé à Guy Debord. Cette idée m’est venue en retrouvant un exemplaire de sa Correspondance (Fayard), « farci » de coupures de presse. J’avais découpé dans un numéro de Madame Figaro une chronique de Stéphane Bern, « Des honneurs à la BNF », consacrée au grand dîner qui «a permis aux mécènes de se réunir pour racheter les archives de l’auteur de la Société du spectacle».
L’épouse de Debord, Alice, souriait sur une photographie, aux côtés d’Antoine Gallimard, avec d’autres présents, comme Pierre Bergé, Christine Albanel, Philippe Sollers ou le prince de Broglie. Voilà un comité facile à mobiliser pour l’entrée des cendres de G.D. dans la temple véranda des hommes illustres…
L’épouse de Debord
mardi 12 janvier 2010
Sollers n'est pas inaccessible
dimanche 10 janvier 2010
samedi 9 janvier 2010
jeudi 7 janvier 2010
Philippe Séguin fume
vendredi 1 janvier 2010
jeudi 31 décembre 2009
Les célébrations du Nouvel An ont débuté
Au nombre de pages, Sollers fait encore mieux que Dantec. Dans un volume de 900 pages, le grand prêtre de la collection «L'Infini» chez Gallimard a rassemblé tout un ensemble d'articles, d'entretiens et de critiques portant sur ses sujets de prédilection : Sade, Céline, Claudel, Joyce, Beauvoir, Orwell, Gracian, Rimbaud, Van Gogh, Jûnger, Cioran, Buffon, De Maistre, Flaubert… ses propres romans, avec un zeste de musique (Mozart, Bartoli, Martha Argerich…). Cela s'appelle Discours parfait (Gallimard). En toute modestie.
vendredi 25 décembre 2009
Ressuscité, ressuscité, dit Sollers
Ici, une scène précise avec Lila, il y a dix ans, à Rome. C’est le jour de Pâques, on est sur une terrasse, il fait très beau. On regarde la télé, le pape vient de terminer son discours traditionnel, bénédiction urbi et orbi, après le mot « ressuscité » proclamé dans toutes les langues. Ce show habituel m’intéresse et m’amuse, l’espace est plein de drapeaux et de fleurs, mais, à ma grande surprise, Lila s’agite soudain et entre en fureur contre ce théâtre. « Ressuscité, ressuscité, dit-elle, tu ne vas quand même pas me dire que tu crois à ces conneries ? » Je ne sais pas, moi, mon visage devait avoir une drôle d’expression, un air idiot ou béat, en tout cas une buée d’adhésion à la connerie en question. Sur le moment, je crois à une petite vague biliaire de Lila, mais non, c’est une vraie colère métaphysique, babines presque retroussées, narines pincées. Contre quoi ? Soutenez-moi, je m’évanouis : contre cette histoire de « résurrection ».
Je plaisante ? Mais non, pas du tout. Lila, à ce moment là, me soupçonne de croire à l’énorme blague de la résurrection finale des corps. Des corps en général, je n’en ai pas la moindre idée, et d’ailleurs cette perspective d’ensemble, avec jugement à la clé, me semble peu ragoûtante, mais du mien, après tout, pourquoi pas ? Ça l’ennuie d’avoir à mourir, mon corps, il ne se sent pas fait pour ça, mais il paraît que c’est une loi évidente et incontournable, ce dont je doute sourdement, et lui aussi. Pas même besoin d’un dieu pour ça, je ne conçois pas le destin de cette manière, c’est drôle.
Le plus curieux, dans les jours suivants, c’est l’insistance de Lila à revenir sur ce sujet impossible. Elle en reparle plusieurs fois, elle tourne autour, elle veut que je me prononce nettement contre cette folie. Ça la tourmente, ça l’obsède, et, bien entendu, je botte en touche, je la boucle, j’évite toute discussion (de quoi discuter, au fait ?), je change de conversation, ou bien je joue l’indifférence, je me range sans problème du côté de la raison, de la science, des preuves massives de l’Histoire, de ce qu’on voudra. Je redouble même de modestie, d’humilité, de résignation, d’humanisme, d’égalitarisme. Oui, il y a du nous ! Pauvres mortels ! Pauvres de nous ! Millénaires ! Squelettes ! Cendres ! Il fallait naître, chers frères et soeurs, il faut donc mourir. Et mourir à jamais, hein, pas de fables. Place aux suivants, en avant.
Mais c’est justement cette histoire de naissance qui préoccupe mon corps. Les corps humains, désormais, ça se fabrique à la chaîne, et la conception antérieure, même si elle continue à produire et à reproduire, devient de plus en plus décalée et bizarre, comme une vieille escroquerie montant en surface. Le « péché originel » ? Ah non ! vous n’allez pas nous ressortir ce vieux truc obscurantiste. Le Diable d’abord au travail dans les lits, puis dans les cliniques, les seringues, les laboratoires ? Letrafic d’embryons et de mères porteuses ? Le Serpent dans les sentiments ? Le poison dans l’amour ? Arrière, gousse d’ail, crucifix, vampire !
Pauvre Lila, elle perdait son temps avec moi. Elle s’est mariée peu après ces séances orageuses à Rome, et elle a eu, presque tout de suite, deux enfants. On se revoit de temps en temps, mais on s’évite. Mon corps ne pense plus rien d’elle, mais je la comprends. Comme d’autres bizarreries au cours du temps, son étincelante crise de nerfs m’a confirmé dans ma voie. Lila est un bon médecin, elle travaille sincèrement dans l’humanitaire. Moi je poursuis ma course.
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