« Soleil, vigne... Autre beau titre possible : La Véranda de Nietzsche.»(Ph.Sollers)
dimanche 29 mars 2009
Bashung fume pour oublier que Sollers boit
lundi 16 mars 2009
Dans "Le Boudoir mystique" de Sollers
Cyd reste songeuse. Sa cigarette brûle sans elle. Elle m'embrasse de nouveau.
« Tu ne veux pas m'écrire ça ?
- Pas le temps, chérie.
- Ce serait pourtant bien... Le Boudoir mystique... Quel film ! »
Elle redescend son visage entre mes jambes. Rouvre ma braguette. Me refait bander doucement. Elle doit se projeter mentalement quelques rushes. Bande-son. Mouvements. Couleurs. Elle insiste... Elle veut absolument que je jouisse... Que je la mouille bien, là, dans sa bouche pulpeuse... Dans sa gorge, dont je touche au-dehors la peau de soie brune en train de vibrer... Que tout ce que j'ai dit soit pour elle... concrétisé, avalé...
samedi 14 mars 2009
Sollers a un oeil sur la cible, l'autre sur la Bible
Viva fait signe à Sollers en levant le pouce. Ce qu'elle fait elle-même est très bon. Je sens sa concentration, son souffle. Elle me tue, elle tue son mari, ses amants, ses clients. Ses yeux rient. Et puis elle sort derrière moi, met son casque, et file sur son scooter.
dimanche 8 mars 2009
Journée de la Femme
vendredi 6 mars 2009
" Boursouflure "
L'Origine du monde (1866), de Gustave Courbet, n'en finira semble-t-il jamais de susciter réflexions et hypothèses. Ce fleuron du Musée d'Orsay a un sujet pour le moins scandaleux : les cuisses ouvertes d'une femme allongée sur le dos dont rien du sexe n'est caché. Thierry Savatier, un spécialiste du peintre, publie la quatrième édition de son ouvrage L'Origine du monde. Histoire d'un tableau de Gustave Courbet (éditions Bartillat), en y adjoignant une postface. Il y avance que la jeune femme serait enceinte. Il pense avoir repéré sur le côté gauche de l'abdomen ce qu'il appelle une "boursouflure". Comme elle ne se voit que du côté gauche, il en déduit que ce ne peut être une simple "masse adipeuse" qui aurait été répartie de façon régulière et non dissymétrique. Des médecins, déclare-t-il encore, ont estimé que "c'était typique d'une femme enceinte" et ont même précisé qu'elle le serait de six mois.
Quelques remarques viennent à l'esprit. D'abord, il s'agit de peinture, et Courbet pourrait fort bien avoir pris plaisir à faire un peu "tourner" le volume en s'écartant d'une imitation littérale du modèle - à supposer qu'il y ait eu modèle, ce qui n'est pas établi. Ensuite, la "boursouflure" latérale est loin d'être avérée. Quant à sa dissymétrie, l'angle de vue ne permet pas d'en juger. Alors que se tenait, en 2007, au Grand Palais, la rétrospective Courbet, on avait entendu défendre avec vigueur une hypothèse au moins aussi convaincante : d'après l'état des seins de la dame, la situation serait précoïtale.
vendredi 27 février 2009
Ontologie de l’accident

«À 18 ans, j’ai vieilli. Je ne sais pas si c’est tout le monde, je n’ai jamais demandé. Il me semble qu’on m’a parlé parfois de cette poussée du temps qui vous frappe quelquefois alors qu’on traverse les âges les plus jeunes, les plus célébrés de la vie. Ce vieillissement a été brutal. Je l’ai vu gagner mes traits un à un, changer le rapport qui existait entre eux, faire les yeux plus grands, le regard plus triste, la bouche plus définitive, marquer le front de cassure profonde.» Philippe Sollers, à 182 ans, n’est pas mort de la vieillesse de son adolescence - mais de l’autre vieillesse, celle, «normale», lente, inexorable, du devenir, de la sénescence.
mercredi 11 février 2009
Sollers orphelin
Le 25 octobre 1977, meurt la mère de Barthes qui vivait chez lui. Du lendemain au 21 juin 1978, l’orphelin rédige sur les conséquences de cet événement des fiches, parfois extrêmement brèves, rassemblées par Nathalie Léger pour constituer ce Journal de deuil.
lundi 26 janvier 2009
Sollers est Bête
dimanche 4 janvier 2009
Sollers ne se plaint pas, il cultive l'hélicon du temps

Ovide Sollers, j’en ai l’image d’un brave homme, un poète un peu rêveur qui a sans doute vu quelque chose qu’il n’aurait pas dû voir. Il vit en exil, dans les limbes, et il souffre. Il écrit qu’il ne veut pas errer, "fantôme romain parmi les barbares morts" : c’est pour ce genre de phrase que j’ai voulu le traduire. Il est arraché à sa femme, à tout ce qu’il aime, et ça fait 2 000 ans qu’on lui dit : "Tu te plains trop." Je rêve ! Il a raison de se plaindre et il n’en a pas honte : il vit avant la culture judéo-chrétienne, ce n’est pas mal de parler de soi, de gémir. La vertu est d’abord ce qu’on se doit à soi-même.
J’ai naturellement choisi d’unir les deux recueils sous ce même titre, Tristes Pontiques, en référence aux Tristes Tropiques de Lévi-Strauss. Ce qui rapproche les deux auteurs, c’est la présence et l’observation des "barbares", mais aussi la prescience d’un monde qui va disparaître. Ovide Sollers sent déjà la fin de Rome. Il est aux confins. Dans une lettre, il explique à son ami Maxime qu’il a cherché à lui faire un cadeau ; mais là-bas il n’y a pas d’or, pas d’artisanat, "les femmes de Tomes ne savent pas filer", "les quelques fruits qui poussent ont le goût du pays/amer", etc. Et finalement il lui envoie un carquois et des flèches : "les voici Maxime/les plumes de ce pays/voici ses livres/voici la muse qui règne ici." Ces flèches, ce carquois, cette lettre, ça me serre la gorge.
mardi 23 décembre 2008
Trois philosophes sont dans un avion...

Au bout d'un quart d'heure, l'agitation retombe. Mais avant de décoller, le commandant de bord vient signifier à Pierre Lauret qu'il va être débarqué. "Nous n'avons lancé aucun appel, aucune protestation. La veille, cependant, un même avion n'avait pas pu décoller à cause d'un incident similaire et certains n'ayant alors pu partir étaient fatigués de vivre un nouveau 'binz'", explique le philosophe, qui dit avoir été "arraché" de son siège par les policiers et "très violemment menotté". Les passagers s'étant remis à protester, un autre homme est, avec lui, également sorti de l'avion.
Une fois dehors, M. Lauret est placé en garde à vue. Il est libéré le soir même, mais avec une convocation le 4 mars 2009 au tribunal de grande instance de Bobigny. Il est poursuivi pour "opposition à une mesure de reconduite à la frontière et entrave à la circulation d'un aéronef". Cueillis lundi à leur retour de Kinshasa, ses deux collègues, après dix heures de garde à vue, se sont vu expliquer qu'ils seraient à nouveau convoqués pour une confrontation avec le personnel de bord.
Ironie du sort, le congrès auquel les trois philosophes se rendaient portait sur "la culture du dialogue, les frontières et l'accueil des étrangers". "Cela nous plaçait dans une situation morale délicate", reconnaît M. Lauret.
Laetitia Van Eeckhout, Le Monde du 23/12/2008.
mercredi 3 décembre 2008
C'est un "sophisme métaphysique"

En réalité, l'homme ne fabrique pas la société, c'est la société qui le façonne à son insu. En révélant aux hommes qu'ils ne s'appartiennent pas, l'ardent contre-révolutionnaire ouvre paradoxalement la voie à une révolution épistémologique : la découverte de l'impensé, dont les sciences humaines feront leur miel. Les hommes agissent et pensent sans savoir au fond d'où ils parlent vraiment. Près de deux siècles après Joseph de Maistre, les structuralistes signeront à leur tour, dans l'optique qui est la leur, l'arrêt de « mort de l'homme » et dissèqueront l'étrange cadavre de cet homme mort… de n'avoir jamais existé .
dimanche 30 novembre 2008
L'île invisible

Qu’elle envahit les ondes comme un tube en été, parce qu’il fait vingt degrés en décembre.
Un quart des espèces de poissons a disparu des océans. Le reste n’en a plus pour longtemps.
Alerte de grippe aviaire: on promet d’abattre auvol les oiseaux migrateurs, par centaines de milliers. Le taux de mercure dans le lait maternel est de dix fois supérieur au taux autorisé dans celui des vaches. Et ces lèvres qui gonflent quand je croque dans la pomme – elle venait pourtant du marché. Les gestes les plus simples sont devenus toxiques. On meurt à trente-cinq ans « d’une longue maladie» que l’on gérera comme on a géré tout le reste. Il aurait fallu tirer les conclusions avant qu’elle ne nous mène là, au pavillon B du centre de soins palliatifs. Il faut l’avouer : toute cette « catastrophe », dont on nous entretient si bruyamment, ne nous touche pas. Du moins, pas avant qu’elle ne nous frappe par une de ses prévisibles conséquences. Elle nous concerne peut-être mais elle ne nous touche pas. Et c’est bien là la catastrophe.
Il n’y a pas de «catastrophe environnementale».
Il y a cette catastrophe qu’est l’environnement. L’environnement, c’est ce qu’il reste à l’homme quand il a tout perdu. Ceux qui habitent un quartier, une rue, un vallon, une guerre, un atelier, n’ont pas d’« environnement », ils évoluent dans un monde peuplé de présences, de dangers, d’amis, d’ennemis, de points de vie et de points de mort, de toutes sortes d’êtres. Ce monde a sa consistance, qui varie avec l’intensité et la qualité des liens qui nous attachent à tous ces êtres, à tous ces lieux. Il n’y a que nous, enfants de la dépossession finale, exilés de la dernière heure – qui viennent au monde dans des cubes de béton, cueillent des fruits dans les supermarchés et guettent l’écho du monde à la télé – pour avoir un environnement. Il n’y a que nous pour assister à notre propre anéantissement comme s’il s’agissait d’un simple changement d’atmosphère.
Pour s’indigner des dernières avancées du désastre, et en dresser patiemment l’encyclopédie.
mercredi 19 novembre 2008
" Pour vivre cachés, vivons heureux."
samedi 18 octobre 2008
Heidegger, « son plus proche adversaire »

vendredi 17 octobre 2008
Le Sollers des plaisirs
Vingt siècles de christianisme ont fabriqué un corps déplorable et une sexualité catastrophique. A partir de la fable d'un Fils de Dieu incarné en Fils de l'Homme, un mythe nommé Jésus a servi de premier modèle à l'imitation : un corps qui ne boit pas, ne mange pas, ne rit pas, ne fume pas, n'a pas de sexualité - autrement dit, un anticorps. La névrose de Paul de Tarse, impuissant sexuel qui souhaite élargir son destin funeste à l'humanité tout entière, débouche sur la proposition d'un second modèle à imiter : celui du corps du Christ, à savoir un cadavre. Sur le principe de cette double imitation, un anticorps angélique auquel on parvient en faisant mourir son corps au monde, les Pères de l'Eglise, dont Saint Augustin, développent une théologie de l'éros chrétien : un nihilisme de la chair. Le modèle de jouissance devient le martyr qui jouit de souffrir et de mourir pour gagner son paradis.
Une seconde théologie de l'éros chrétien passe par Sade et Bataille, deux défenseurs de l'éros nocturne chrétien : identité de la souffrance et de la jouissance, mépris des femmes, haine de la chair, dégoût des corps, volupté dans la mort...
L'antidote à ce nihilisme de la chair se trouve dans le Kâma-sûtra, un antidote violent à La Cité de Dieu d'Augustin. Sous le soleil de l'Inde, l'érotisme solaire suppose une spiritualité amoureuse de la vie, l'égalité entre les hommes et les femmes, les techniques du corps amoureux, la construction d'un corps complice avec la nature, la promotion de belles individualités, masculines et féminines, afin de construire un corps radieux pour une existence jubilatoire.
jeudi 16 octobre 2008
« Les Pieds dans l'eau et la cigarette »
mercredi 15 octobre 2008
Né le 15 octobre (le 288e jour de l’année) 1844 à Röcken, Prusse
mardi 14 octobre 2008
dimanche 12 octobre 2008
Le Nobel fume
jeudi 2 octobre 2008
Ennemis poubelliques

vendredi 26 septembre 2008
« La liste de mes aimantes »
vendredi 29 août 2008
210Po + HIFU 9000

Tous ces travaux finirent par être stoppés, les documents cachés ou détruits. Les avocats de Reynolds interdirent aux chercheurs comme Stewart Bellin de publier leurs résultats (mêmes ceux favorables à la firme) dès 1967. Et les dirigeants ? Geoffrey Bible, président de Philip Morris (plus de trente ans de véranda), a témoigné publiquement en 1997 «qu'il ne savait pas que du polonium se trouvait dans les cigarettes Marlboro».
dimanche 24 août 2008
Il y a des gens qui n'ont que la façade...

L’auteur s’appuie sur trois exemples à ces yeux emblématiques de ce phénomène : Philippe Sollers, BHL et Michel Onfray, expliquant comment chacun d’eux a bâti sa réputation en s’appuyant sur deux fondements sommaires : la posture et l’imposture.
La fin des intellectuels digne de ce nom est aussi symptomatique que l’abaissement du niveau culturel de nos dirigeants politiques.
Pour l’auteur, l’élection de Nicolas Sarkozy s’inscrit dans cette logique : « Nous avons, de ce point
vendredi 22 août 2008
批评意见
«Amarres». Réduit à sa trame, le Criticon raconte, sur le mode allégorique et satirique, les aventures de deux pèlerins de la vie, que Fortune a fait se rencontrer. De retour des Indes, Sollers échoue au large de l’île de Ré et est arraché aux flots par Andrénio, «un beau jeune homme, ange par son allure et encore plus par son action». Sollers est le «criticon», celui qui critique sans cesse, l’homme civilisé, l’érudit, la Raison ; Andrénio est la Nature, l’Instinct, l’enfant sauvage abandonné à la naissance qui, élévé par des bêtes, n’eût jamais appris le langage des hommes sans la venue miraculeuse, et la conversation, du naufragé auquel il a sauvé la vie. Unis par les «amarres d’un secret aimant», Sollers et Andrénio atteignent l’Espagne, et, là, commencent un long périple, à la fois voyage initiatique et quête du bonheur - incarné par la figure de Félicinde, dont on apprendra qu’elle est la femme (secrète) de l’un et la mère (inconnue) de l’autre. La tumultueuse pérégrination, à travers une Europe à la géographie métaphorique, s’achève à Rome, où advient la rencontre avec la belle-mère de la Vie, à savoir Sa Majesté la Mort. Les deux héros réussissent à lui échapper et débarquent sur l’île de l’Immortalité, après avoir été jugés par Mérite. A la fin, ils atteindront le statut de Personne, l’idéal philosophique de l’homme qui, brut, sauvage, se perfectionne peu à peu grâce à l’expérience, au savoir, à la culture, à l’art. Morale de l’histoire ? Tout ce qu’a créé le Suprême Artisan est parfait, tout ce que l’homme a ajouté est imparfait. Mais si l’homme, né innocent, est corrompu par le monde, il peut se sauver, bâtir un art de vivre et fonder une société harmonieuse s’il donne à l’éducation permanente qu’il reçoit la force de pulvériser les préjugés, les fausses valeurs et le pouvoir des apparences, de renverser un monde où «la vertu est persécutée, le vice applaudi, la vérité muette, le mensonge trilingue». Qu’on ne voie pas là, cependant, quelque chose d’«édifiant».
Le Criticon - dont les trois parties sont publiées, sous pseudonyme, entre 1651 et 1657 - est une fête baroque, un feu d’artifice, tout en mots d’esprit et jeux sur les mots, allitérations et étymologies fantasques, une sarabande endiablée, irrévérencieuse - dont on devine qu’elle plut assez peu à la Compagnie de Jésus, qui déchut le père Gracián de ses charges, le mit au pain sec et le chassa du collège de Saragosse.
mardi 8 juillet 2008
Volgivaga venere

lundi 7 juillet 2008
Humble (=) Sollers

mercredi 2 juillet 2008
Bonne mère !

L’attachée de presse de la star n’a pas tardé à répondre à ces accusations affirmant que ce n’était que des mensonges. La preuve, Nicole n’a pas mis les pieds à New York depuis des semaines ! Cela ne répond pas vraiment à la question, mais on devra s’en contenter !
Une déclaration étonnante de Nicole Richie au magazine "Sun". En effet, depuis son accouchement (11/01/2008) au début de l'année, elle est « victime » du syndrome des grosses poitrines, syndrome bien connue des femmes enceintes. Mais plus de trois mois après, sa généreuse poitrine est toujours là, à son grand désarroi. « Je hais les gros seins », déclare-t-elle au Sun, « Je n'ai jamais été pour les gros seins. Je n'imagine pas devoir porter un soutien-gorge toute ma vie ».
dimanche 29 juin 2008
« l’individu est à la mesure de la chose »

lundi 23 juin 2008
Éloge d'un cerveau

Voilà qui du Logos révèle la vérité : le langage a été donné aux hommes pour dire des bêtises. Et si Dieu est langage, eh bien, allons jusque-là : Dieu est fou. Stultitia Dei. Le mot est dans saint Paul, il est repris dans l'Eloge, il est confirmé par Erasme dans ses Annotations sur le Nouveau Testament. De garant du langage il n'y a pas. Et c'est pourquoi il est nécessaire qu'à la fin de l'Eloge tout s'efface.
J





