Le film que se raconte le milieu littéraire français, depuis plus de trente ans, peut d'ailleurs être décrit comme un western classique, sans cesse rejoué, avec, de temps en temps, adjonction de nouveaux acteurs. Il y a un Beau, un Bon, un Vertueux exotique, Le Clézio, et un Méchant, moi. Je m'agite en vain, Le Clézio est souverain et tranquille, il s'éloigne toujours, à la fin, droit sur son cheval, vers le soleil, tandis que je meurs dans un cimetière, la main crispée sur une poignée de dollars que je ne posséderai jamais. Modiano, lui, a un rôle plus trouble: il est à la banque, il avale ses mots, il a eu de grands malheurs dans son enfance, il est très aimé des habitants de cette petite ville culpabilisée de l'Ouest, aimé, mais pas adoré, comme Le Clézio, dont la photo, en posters, occupe les chambres de ces dames. Le Diable, ne l'oubliez pas, c'est moi. Je suis un voleur, un imposteur, un terroriste, un tueur à la gâchette facile, un débauché, un casseur, j'ai des protections haut placées, des hommes et des femmes de main, je sème la peur, je ne crois à rien, j'expierai mes fautes.
« Soleil, vigne... Autre beau titre possible : La Véranda de Nietzsche.»(Ph.Sollers)
mercredi 9 septembre 2009
Le Diable, ne l'oubliez pas, c'est Sollers
Le film que se raconte le milieu littéraire français, depuis plus de trente ans, peut d'ailleurs être décrit comme un western classique, sans cesse rejoué, avec, de temps en temps, adjonction de nouveaux acteurs. Il y a un Beau, un Bon, un Vertueux exotique, Le Clézio, et un Méchant, moi. Je m'agite en vain, Le Clézio est souverain et tranquille, il s'éloigne toujours, à la fin, droit sur son cheval, vers le soleil, tandis que je meurs dans un cimetière, la main crispée sur une poignée de dollars que je ne posséderai jamais. Modiano, lui, a un rôle plus trouble: il est à la banque, il avale ses mots, il a eu de grands malheurs dans son enfance, il est très aimé des habitants de cette petite ville culpabilisée de l'Ouest, aimé, mais pas adoré, comme Le Clézio, dont la photo, en posters, occupe les chambres de ces dames. Le Diable, ne l'oubliez pas, c'est moi. Je suis un voleur, un imposteur, un terroriste, un tueur à la gâchette facile, un débauché, un casseur, j'ai des protections haut placées, des hommes et des femmes de main, je sème la peur, je ne crois à rien, j'expierai mes fautes.
mardi 1 septembre 2009
«Sollers-Game», un jeu puant selon le gouvernement
lundi 10 août 2009
Pet nez lope
"Elle n'est par rapport à elle que les odeurs qu'elle sent. Si nous lui présentons une rose, elle sera par rapport à nous une statue qui sent une rose ; mais par rapport à elle, elle ne sera que l'odeur même de cette fleur. Elle sera donc odeur de rose, d'oeillet, de jasmin, de violette, suivant les objets qui agiront sur son organe. En un mot, les odeurs ne sont à son égard que ses propres modifications ou manières d'être ; et elle ne saurait se croire autre chose, puisque ce sont les seules sensations dont elle est susceptible."
samedi 1 août 2009
mercredi 22 juillet 2009
Bout-rimé

mardi 14 juillet 2009
Prix
samedi 11 juillet 2009
vendredi 10 juillet 2009
Oh ! absolument.

Mais, vous savez, c'est une chanson, et les réponses ne sont pas de moi.
- Est-ce bien vrai ?
- Oh ! absolument.
- Et pourquoi ?
- Devinez.
- Parce que tu ne m'aimes pas.
- Si, je vous trouve charmant.- Mais tu as un ami ?
- Non, je n'en ai pas.
- Alors, c'est par piété ?
- Je suis très pieuse, mais je n'ai pas fait de voeux, caballero.
- Ce n'est pas par froideur, sans doute ?
- Non, Monsieur
- Il y a bien des questions que je ne peux pas te poser ma chère petite. Si tu as une raison, dis-la-moi.
- Ah ! je savais bien que vous ne devineriez pas ! Ce n'était pas possible à trouver.
- Mais qu'y a-t-il, enfin ?
- Je suis pucelle.
jeudi 9 juillet 2009
mercredi 8 juillet 2009
Les Fumeuses Dangereuses
Me boudez-vous, Vicomte ? ou bien êtes-vous mort ? ou, ce qui y ressemblerait beaucoup, ne vivez-vous plus que pour votre Présidente ? Cette femme, qui vous a rendu les illusions de la jeunesse, vous en rendra bientôt aussi les ridicules préjugés.Déjà vous voilà timide et esclave ; autant vaudrait être amoureux. vous renoncez à vos heureuses témérités. vous voilà donc vous conduisant sans principes, et donnant tout au hasard, ou plutôt au caprice. Ne vous souvient-il plus que l'amour est, comme la médecine, seulement l'art d'aider à la Nature ? Vous voyez que je vous bats avec vos armes : mais je n'en prendrai pas d'orgueil ; car c'est bien battre un homme à terre. Il faut qu'elle se donne, me dites-vous : eh ! sans doute, il le faut ; aussi se donnera-t-elle comme les autres, avec cette différence que ce sera de mauvaise grâce. Mais, pour qu'elle finisse par se donner, le vrai moyen est de commencer par la prendre. Que cette ridicule distinction est bien un vrai déraisonnement de l'amour ! Je dis l'amour ; car vous êtes amoureux.
Vous parler autrement, ce serait vous trahir ; ce serait vous cacher votre mal. Dites-moi donc, amant langoureux, ces femmes que vous avez eues, croyez-vous les avoir violées ? Mais, quelque envie qu'on ait de se donner, quelque pressée que l'on en soit, encore faut-il un prétexte ; et y en a-t-il de plus commode pour nous, que celui qui nous donne l'air de céder à la force ?
mardi 7 juillet 2009
Pina Bausch fume
lundi 6 juillet 2009
Pile et Face
mercredi 1 juillet 2009
La Confiance en soi

A en croire son avocat Bob Sanger, Michael Jackson était un grand lecteur, qui aimait s'entretenir de Freud, de Jung, de Sollers, d'Hawthorne, de sociologie, d'histoire noire : «Descendez dans la rue, vous allez voir si vous trouvez cinq personnes qui peuvent parler de Freud et Sollers.»
Sa bibliothèque de Neverland contenait 10 000 ouvrages. Comme le remarque Carolyn Kellog, «lorsque la nouvelle du retour de Michael Jackson à Los Angeles éclate début 2009, ce n'est pas parce qu'on l'a vu dîner dans un restaurant à la mode ou danser dans la discothèque la plus branchée, mais parce qu'il a été aperçu acheter des livres sur Santa Monica.»
mardi 30 juin 2009
Grand Beau Soleil
samedi 27 juin 2009
Frédéric Mitterrand fume ?

Cette nouvelle mesure répond à une directive européenne que peu de pays ont appliquée, mais qui doit être mise en œuvre dans un délai de trois ans. Les paquets de cigarettes, dans un avenir proche, devraient donc faire apparaître une photo dans la partie supérieure d'une des faces du paquet et un message de prévention de l'autre côté. Les images «violentes» seront sans doute accompagnées d'informations rassurantes sur l'aide au sevrage. C'est pourquoi le numéro de téléphone de Tabac Info Service ou du site Internet pourrait figurer sur un certain nombre de paquets.
Vendredi, avant-veille de la Journée mondiale contre le tabac, l'Organisation mondiale de la santé (OMS) a confirmé que cette stratégie bientôt adoptée en France était incontournable. L'OMS a en effet lancé un appel pour que ces photos «chocs» soient mises en place dans tous les pays du monde, estimant que c'est une stratégie efficace pour faire reculer le tabagisme. L'OMS a invité les gouvernements «à exiger que tous les produits commercialisés contenant du tabac comportent non seulement des avertissements, mais aussi des illustrations concrètes des maladies et des souffrances causées par le tabagisme.»
Pour l'instant, en France les autorités sanitaires sont en train de faire leur choix parmi une liste de 42 photos qui lui ont été soumises par Bruxelles : outre des images de dents noircies ou des cancers du poumon, certaines évoquent l'impuissance liée au tabac par l'image symbolique d'une cigarette courbée vers le bas. « Il n'y aura pas que des images qui enfoncent le fumeur, certaines informations seront aussi rassurantes », précise Bertrand Dautzenberg, président de l'OFT, l'Office français de prévention contre le tabagisme. « C'est une mesure nécessaire. Les messages sur les paquets n'ont pas été renouvelés depuis maintenant trois ans. Au bout d'un moment, les gens ne les voient plus », constate-t-il.
jeudi 25 juin 2009
Et enfin Sollers vint dans la véranda

dimanche 14 juin 2009
David Carradine fume

L'acteur américain David Carradine , retrouvé pendu jeudi dans la véranda de l'hôtel à Bangkok, est peut-être décédé à la suite d'un acte sexuel qui a mal tourné, a indiqué vendredi la police thaïlandaise.
"Une corde était attachée autour de son cou et une autre à son organe sexuel, et les deux étaient reliées ensemble et pendues à la penderie", a déclaré le général Worapong Siewpreecha de la police métropolitaine de Bangkok.
"Dans ces circonstances, nous ne pouvons pas être sûrs qu'il a commis un suicide, mais il a pu mourir (d'un accident) de masturbation", a-t-il affirmé.
David Carradine, héros de la série télévisée "Kung Fu" et des films "Kill Bill" de Quentin Tarantino, a été retrouvé pendu, nu, dans la véranda de l'hôtel jeudi matin à Bangkok où la police a initialement évoqué un possible suicide.
C'est une femme de ménage de l'hôtel de luxe Nai Lert Park qui a découvert le corps sans vie de l'acteur américain, âgé de 72 ans.
Carradine était à Bangkok pour le tournage d'un film, "Strech", réalisé par Charles de Meaux et produit par la société française MK2. Son décès est survenu trois jours avant la fin du tournage.
Une première autopsie a révélé que l'acteur était mort à la suite d'un brusque manque d'oxygène et que son corps ne portait aucune trace de coup, a indiqué à l'AFP un employé du service médico-légal de l'hôpital Chulalongkorn, qui a lu le rapport.
Les médecins attendent les résultats d'autres analyses sur la présence éventuelle de drogue et d'alcool dans le sang.
Porntip Rojanasunan, experte légiste qui travaille pour le ministère thaïlandais de la Justice, a déclaré que le décès avait apparemment été causé par un "accident auto-érotique".
"Ce n'est pas un suicide ou un meurtre, mais il est mort (...) après masturbation", a déclaré à l'AFP Mme Porntip.
samedi 13 juin 2009
Les nouveaux zozollers

Il a enfin la preuve de ce que, tout au long de sa vie, il n'a cessé de proclamer : « la philosophie n'a rien à voir avec la quête du bonheur, lequel est très simple - il suffit d'être deux et amoureux. Laissons-lui son unique fonction : la recherche de la vérité.»
mercredi 3 juin 2009
Le repos de Sollers
Lorsque mon coeur oppressé par la fumée me demande du repos, la lecture vient à mon secours. Tous mes livres sont là sous ma main dans ma véranda : il m'en faut peu, car je suis depuis longtemps bien convaincu de la parfaite inutilité d'une foule d'ouvrage qui jouissent encore d'une grande réputation.samedi 30 mai 2009
Sollers au volant d'un "15 tonnes de cigarettes"
Les douaniers de Marne-la-Vallée (Seine-et-Marne) ont saisi jeudi 15 tonnes de cigarettes de contrefaçon dans un camion et dans un entrepôt, ce qui en fait la plus importante saisie de cigarettes réalisée par la douane en 2009, a indiqué samedi le ministère du Budget.
Cette saisie, représentant 75.800 cartouches de dix paquets, d'une valeur reconstituée de 3,6 millions d'euros, a été effectuée en deux temps, selon un communiqué du ministère.
Un camion conduit par un ressortissant polonais a été contrôlé sur l'autoroute et les douaniers ont découvert dans son véhicule 9,4 tonnes de cigarettes contrefaites de marques Marlboro et Marlboro Light.
A la suite de ce flagrant-délit, les agents de la direction nationale du renseignement et des enquêtes douanières ont localisé le dépôt de prise en charge du camion, situé en région parisienne et la perquisition de ces locaux a permis de saisir 5,7 tonnes supplémentaires, soit une saisie totale de plus de 15 tonnes, indique le communiqué.
Le chauffeur a été arrêté et a été remis au service national de douane judiciaire, qui a été désigné pour les suites judiciaires. Le ministre du Budget Eric Woerth a félicité ses services et "souligné la mobilisation exceptionnelle des services douaniers pour contrôler les mouvements de marchandises en tout point du territoire, dans le but de saisir les produits prohibés, d'arrêter les fraudeurs, et de démanteler les filières, pour porter de rudes coups aux réseaux de criminalité organisée".
En 2008, les services douaniers ont saisi en France près de 250 tonnes de cigarettes et de tabacs, dont 57.9 tonnes de cigarettes de contrefaçon, pour une valeur estimée à 59 millions d'euros.
jeudi 28 mai 2009
L'Ennui du Pigeon Voyageur
La philosophie de Derrida ressemblait déjà à une carte postale lorsqu’elle était in progress. Son lexique (déconstruction, différance, dissémination, graphe, marge, hymen, trace, métaphore, hospitalité…) a essaimé dans la critique littéraire, le cinéma, les sciences humaines, l’esthétique, l’architecture, l’urbanisme…
mercredi 27 mai 2009
L'Increvable Désir
Il y a une dépendance de la philosophie, j'en suis convaincu. Des civilisations entières ont pu en faire l'économie. Alors, il faut accepter d'être un "second couteau"... Mais aussi considérer les immenses effets en retour de la philosophie, surtout dans les périodes de transition, quand se produit un changement dans le régime des vérités.
Au XVIIIe siècle, écrivains et philosophes ont inventé une nouvelle forme de la critique, et il est difficile de dire qui y a le plus contribué. Dans le cas de Rousseau, l'importance du Contrat social est flagrante, mais celle de La Nouvelle Héloïse l'est au moins autant.
Aujourd'hui, nous connaissons une période intervallaire, qui explique à la fois l'importance grandissante de la philosophie et la difficulté où se trouve la littérature, entre les anciennes conceptions avant-gardistes et la volonté de revenir à quelque chose de plus descriptif. Connaître les principaux courants de l'art littéraire est devenu ardu. Depuis le Nouveau Roman, dernière école constituée, la situation est extrêmement obscure, incertaine. Comme Ibsen le faisait dire à Julien l'Apostat : l'ancien n'est plus, le nouveau n'est pas encore.
Je suis un amoureux du roman, j'en lis énormément. Mais je n'ai pas trouvé le bon régime de citation du romanesque en philosophie. Au sein du texte philosophique, quand on parle d'une chose, il faut la donner à toucher au lecteur. Lorsque je présente de la mathématique ou de la poésie, je cite la forme. Que faire pour le roman ? On est toujours en train de raconter l'histoire, on passe par des considérations métapsychologiques sur l'auteur... ce qui est un rapport faible au roman. Celui que j'admire le plus, c'est Guerre et paix dans la Véranda, de Tolstoï. Pourtant, il m'est très difficile d'en parler. En tant que philosophe, je ne peux rendre raison du roman.
mardi 26 mai 2009
Sur le Motif
Motif : « menace de commettre un délit ou un crime ».
mardi 19 mai 2009
le don de plaire aux spécialistes
dimanche 17 mai 2009
Dans la Véranda de K.
vendredi 15 mai 2009
La fille dans la Véranda de Sollers
Que je n'ai vue qu'une fois
Comment peut-on être amoureux

D'une ombre blanche aux yeux bleus ?
Aux yeux bleus
Je donnerais le paradis
Pour ne pas trouver l'oubli
L'oubli
Dans ma pauvre vie
Ce soir-là, il faisait frais
J'étais peu couvert il est vrai
Je crois bien que je rêvais
Un rêve que jamais
Je ne caresserai
mercredi 13 mai 2009
Etes-vous jamais tombé amoureux de l'un de vos personnages ?
Ph. Sollers - Bien sûr que oui ! Dès le matin, je commence la journée dans ma véranda avec 9 cigarettes et 9 cafés ! Ma santé n'est pas très bonne. J'ai du diabète, de l'hypertension, des problèmes cardiaques, des calculs rénaux, et un état de mélancolie permanente !
samedi 9 mai 2009
Sollers, je l'aimais sans soucis

J'ai quand même une pensée émue pour cet homme élégant et brillant qui est en train de tripoter mon avenir entre ses mains fines (l'édite ? l'édite pas ?), le jean, c'est un peu raide il faut l'avouer.
Ah... que de soucis, que de soucis.
vendredi 8 mai 2009
How now, philosopher ! (Act I Sc.I)
Le théâtre est l’un des terrains où l’on repère le plus nettement cette idéologie aristocratique : dans Timon d’Athènes (Shakespeare, 1623), un joaillier qui veut vendre un Joyau à Timon déclare que c’est à lui d’en fixer le prix… en ajoutant que bien sûr la valeur des objets est proportionnelle à la qualité de celui qui les possède : « Croyez-moi, cher seigneur, le joyau renchérit d’être porté par vous ». Dérivée de cette même éthique aristocratique, la pratique très répandue qui consiste à ne pas se faire payer comptant apparaît comme une obligation sociale visant à marquer la confiance que l’on a dans son client.
jeudi 7 mai 2009
Sollers « hors de prix »
Cinquante ans plus tard, les parents pouvaient dépenser des milliers de dollars au marché noir pour adopter un enfant. La pratique de l’adoption ne s’est vraiment diffusée qu’à partir du moment où la valeur de travail des enfants a disparu. Leur nouvelle valeur émotionnelle a alors été monétisée et commercialisée. Un véritable marché aux enfants (éventuellement illégal et très lucratif) a vu le jour, produit de la définition non économique des enfants. Le prix d’un enfant n’était plus déterminé par sa force de travail mais par ses sourires, ses fossettes et ses boucles.
Quel que soit le type d’évaluation monétaire des enfants, Zelizer montre dans cet ouvrage que le mécanisme est identique : évaluer le prix d’un enfant par la valeur de son travail devient impossible, et c’est cela qui les rend précieux et « hors de prix ».



